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Presa Canario

Presa Canario

Le gardien de bétail des Canaries, calme jusqu’à la limite exacte de son territoire.

En bref : Le Presa Canario (aussi appelé Dogo Canario) est un molosse massif (40–65 kg) originaire de Grande Canarie et de Tenerife, sélectionné pour conduire et maîtriser le bétail et pour garder les fermes. Il descend des vieux chiens de prise des îles croisés avec le Bardino local, a failli disparaître au milieu du XXe siècle, puis a été reconstruit par les éleveurs insulaires à partir des années 1970. La FCI l’a reconnu en 2001 sous le nom de Dogo Canario, avant de rendre au standard n° 346 son nom de Presa Canario en 2018. C’est un gardien d’un calme et d’une assurance rares : silencieux à la maison, dévoué à sa famille, vigilant et distant avec quiconque il ne connaît pas. Il lui faut un maître expérimenté, une socialisation large dès le plus jeune âge et un terrain vraiment clôturé — et dans plusieurs pays, un permis rien que pour vivre avec toi.

Infos essentielles

TailleGrande · 56–66 cm
Poids40 à 65 kg
Espérance de vie9 à 11 ans
ÉnergieModérée — des promenades régulières chaque jour, plus un territoire à surveiller
Perte de poilsFaible — poil court, un brossage par semaine suffit
PelageCourt et rêche · bringé ou fauve, le plus souvent avec un masque noir
GroupeChiens de travail · type molossoïde (standard FCI n° 346, Groupe 2)
OrigineCanary Islands, Espagne

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Tempérament

Le Presa Canario est calme jusqu’à l’immobilité et sûr de lui comme peu de races le sont. Avec sa famille, il est posé, affectueux et souvent d’une douceur qui surprend ; avec les inconnus, distant, attentif, long à accorder sa confiance. Il a été sélectionné pour maîtriser le bétail et garder un terrain, et ces deux métiers sont toujours en lui : il prend ses propres décisions, teste un maître qui hésite et prend la propriété au sérieux sans qu’on le lui demande. Une socialisation large dès le plus jeune âge et une éducation calme et cohérente décident si l’adulte sera un compagnon fiable ou un danger. C’est une race pour maîtres expérimentés, et les éleveurs honnêtes le disent d’entrée.

Recensement BreedQuest : Reconstruit à partir des chiens insulaires survivants dès les années 1970, reconnu par la FCI en 2001 sous le nom de Dogo Canario, puis rebaptisé Presa Canario lors de la révision du standard n° 346 en 2018.

Habitudes et particularités

Son poste d’observation

Il choisit l’endroit d’où l’on voit le portail et la porte d’entrée, et il le tient des heures. Garder le terrain, c’est le métier pour lequel il a été sélectionné — et il prend son service tout seul.

De garde, sans un bruit

Il aboie rarement pour rien. Un seul avertissement grave signifie en général que quelque chose a vraiment changé sur son territoire, et que ça vaut la peine d’aller voir.

Un bonjour qui se mérite

Les nouveaux venus ont d’abord droit à un long regard posé. L’acceptation passe par toi : accueille un invité, et le chien se détend et l’ignore.

L’appui de tout son poids

Malgré tout son sérieux, c’est un chien physique et affectueux avec les siens — 60 kg qui viennent se caler contre tes jambes pendant que tu cuisines.

À noter

ExerciceUne heure de marche par jour, plus un espace à patrouiller, suffit à un adulte. Pas de course forcée avant 18 mois ; les articulations d’un molosse qui grandit vite ont besoin de temps pour se souder.
FormationCommence l’obéissance et la socialisation dès le plus jeune âge, et poursuis les deux toute la vie. Il doit rencontrer beaucoup de monde, de chiens et de lieux étant jeune, avec un maître qui reste calme, cohérent et digne d’être suivi.
ToilettageLe poil court et rêche demande un passage hebdomadaire à la brosse en caoutchouc, et guère plus. Vérifie les oreilles, garde les griffes courtes, et accepte qu’une telle tête s’accompagne d’un peu de bave.
SantéVérifie que les reproducteurs sont testés pour la dysplasie de la hanche et du coude ; la cardiomyopathie dilatée touche certaines lignées. Comme tous les géants au poitrail profond, il est exposé à la dilatation-torsion de l’estomac : fractionne les repas et impose le repos après manger.

Combien nourrir un Presa ? →

Questions fréquentes

Le Presa Canario est-il autorisé là où j’habite ?

Renseigne-toi avant de craquer pour un chiot, parce que la réponse change selon le pays, et parfois selon la ville. En Espagne, il figure sur la liste nationale des chiens potentiellement dangereux (PPP), ce qui impose un permis, une assurance responsabilité civile, et muselière et laisse en public. Certaines parties de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande l’interdisent ou le restreignent, et des assureurs habitation américains refusent les foyers qui en détiennent un. La loi s’applique quel que soit le caractère de ton chien.

Le Presa Canario est-il un bon premier chien ?

Non. Il est grand, puissant et assez sûr de lui pour prendre ses propres décisions, et il testera un maître qui hésite. Il convient à des maîtres expérimentés, avec un terrain bien clôturé, du temps pour une éducation et une socialisation qui ne s’arrêtent jamais vraiment, et aucune illusion sur ce qu’est un chien de garde de 60 kg. Pour un premier chien, il y a des façons plus simples d’être heureux.

Dogo Canario et Presa Canario, est-ce le même chien ?

Même race, deux chapitres d’une histoire de nom. Quand la FCI l’a reconnue en 2001, elle a retenu le nom de Dogo Canario ; en 2018, le standard a été rebaptisé Presa Canario, le nom que les îles avaient toujours utilisé. Perro de Presa Canario et Canary Mastiff désignent le même chien.

Races apparentées

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