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Braque du Bourbonnais

Braque du Bourbonnais

Le chien d’arrêt français à la tête en poire et à la robe « fleur de pêcher », souvent né sans queue.

En bref : Le Braque du Bourbonnais est un chien d’arrêt compact venu de l’ancienne province du Bourbonnais, au centre de la France : 51–57 cm pour les mâles, 48–55 cm pour les femelles, et environ 16–25 kg d’après la littérature de race, puisque le standard ne fixe aucun poids. La FCI l’a reconnu à titre définitif le 29 juin 1955 et le classe dans le groupe 7, parmi les chiens d’arrêt continentaux de type braque, avec épreuve de travail. Deux choses le distinguent parmi les braques français. La robe est blanche, envahie d’une fine moucheture — marron, que les anciens éleveurs appelaient « lie de vin », ou fauve, dite « fleur de pêcher » — et le noir, où qu’il apparaisse, un seul poil ou la truffe, disqualifie. Et la queue est courte : certains chiots naissent sans. La race a bien failli ne pas survivre à ses propres modes. Dans les années 1930, la vogue des robes « lilas délavé » et l’obligation de naître anoure l’ont si bien rétrécie qu’entre 1963 et 1973, pas un seul Bourbonnais n’a été inscrit au livre des origines français. Une équipe d’éleveurs réunie autour de Michel Comte l’a reconstruite au fil des années 1970, et le club recréé a tenu sa première réunion à Fréjus en 1981.

Infos essentielles

TailleMoyenne · 51–57 cm (mâles), 48–55 cm (femelles)
Poids16–25 kg — littérature de race, le standard ne fixe aucun poids
Espérance de vie12–15 ans — littérature de race, pas de données d’enquête
ÉnergieÉlevée — un chien d’arrêt de travail ; 1–2 h par jour
Perte de poilsLégère à modérée — poil court, toute l’année
PelageFin, court et dense · blanc moucheté de marron (« lie de vin ») ou de fauve (« fleur de pêcher »)
GroupeChiens de chasse · Chiens d’arrêt continentaux, type braque (FCI n° 179, groupe 7)
OrigineProvince of Bourbonnais, France

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Tempérament

« Doux et affectueux à la maison » — le standard ouvre son paragraphe sur le caractère par l’intérieur du foyer, et cela dit tout de ce chien de chasse. Les auteurs anciens décrivaient le Bourbonnais comme l’agréable compagnon du chasseur, rustique et de bonne santé, et le standard demande de la passion et une intelligence qui s’adaptent sans peine aux terrains et aux gibiers les plus variés. En quête, il porte naturellement la tête haute pour prendre les émanations, et il arrête avec précision plutôt qu’avec théâtre. À la maison, cela donne un chien d’arrêt doux et tourné vers les siens, plus tendre que bien des races d’arrêt et très mauvais à rester à l’écart. Mais sous les bonnes manières, c’est toujours un braque : sans exutoire quotidien pour les jambes et le nez, il s’inventera des projets, et un lapin qui déboule passera avant toi en pleine promenade si le rappel n’a pas été construit tôt et entretenu depuis.

Recensement BreedQuest : Standard FCI n° 179 — groupe 7, section 1.1 Chiens d’arrêt continentaux, type braque, avec épreuve de travail, origine France ; race reconnue à titre définitif le 29 juin 1955, standard en vigueur publié le 21 février 2006. Entre 1963 et 1973, pas un seul Braque du Bourbonnais n’a été inscrit au livre des origines français ; en 1979, Michel Comte pouvait en réunir 23 à Montluçon.

Habitudes et particularités

Une poire en guise de tête

Le standard fait de la tête en forme de poire la caractéristique essentielle de la race : un crâne rond sous tous les angles, des pommettes bien développées et un museau fort en cône tronqué. Une tête ratée, et ce n’est pas un Bourbonnais.

À court de queue

Certains naissent sans queue du tout — dans les années 1930, naître anoure fut brièvement une obligation, et le trait est resté dans la race. Le standard veut une queue courte, attachée plutôt bas ; là où la caudectomie est interdite, la queue longue se porte sous la ligne du dos.

Lie de vin et fleur de pêcher

Les noms de robe viennent des anciens éleveurs et sont inscrits tels quels au standard : la fine moucheture marron se dit « lie de vin », le moucheté fauve « fleur de pêcher ». Le blanc doit envahir toute la robe — les grandes plaques sont un défaut grave, la robe entièrement blanche disqualifie, et le noir aussi, un poil comme la truffe.

La tête haute, à lire le vent

En quête, il porte la tête haute pour prendre les émanations dans le vent plutôt qu’au sol, et son allure de chasse est un galop soutenu, équilibré et souple. La FCI juge la race avec épreuve de travail : la forme existe au service de la fonction.

À noter

ExerciceUne heure ou deux par jour, avec de la vraie course dedans et le nez au travail — la chasse si tu chasses, sinon jeux de flair, recherche d’apportables ou pistage. C’est une race jugée avec épreuve de travail, et un chien d’arrêt promené mais jamais employé reste agité.
ToilettageDifficile de faire plus simple : un poil fin, court et dense, tenu net d’un passage hebdomadaire au gant en caoutchouc. Contrôle régulièrement les oreilles tombantes, et inspecte la robe après le travail au fourré — un poil court n’arrête ni les épillets ni les épines.
FormationUn braque doux et volontaire, qui répond mieux à la patience et à la récompense qu’à la pression. Commence le rappel très jeune et garde une longe à proximité du gibier ; l’instinct d’arrêt s’allume tôt et ne s’éteint plus.
SantéUne race rustique de réputation, sans aucune enquête de santé à l’échelle de la race. Toute la population est passée par un goulot d’étranglement si étroit qu’un auteur écrivait en 1967 avoir vu les deux derniers représentants de la race — demande donc aux éleveurs comment ils gèrent la parenté, et demande les résultats de hanches par principe.

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Questions fréquentes

Le Braque du Bourbonnais naît-il sans queue ?

Souvent, oui. Les anoures de naissance font partie de la race depuis au moins un siècle, et dans les années 1930, le club fit de la naissance sans queue une obligation — une règle qui a contribué à pousser la race vers l’extinction. Le standard actuel est plus souple : né sans queue, écourté à la base là où c’est légal, ou queue longue portée sous la ligne du dos là où ça ne l’est pas.

À quel point la race a-t-elle frôlé la disparition ?

De très près. L’ancien club s’est étiolé après la Seconde Guerre mondiale, et entre 1963 et 1973, pas un seul Bourbonnais n’a été inscrit au livre des origines français ; un auteur écrivait en 1967 avoir vu les deux derniers. À partir de 1970, Michel Comte et un groupe d’éleveurs ont recherché les chiens survivants, en ont réuni 23 à Montluçon en 1979 et ont refondé le club en 1981. L’historique du standard qualifie aujourd’hui l’avenir de la race d’assuré.

Est-ce un bon chien de famille ?

Le premier mot du standard sur le caractère est domestique : doux et affectueux à la maison. C’est un chien de chasse gentil et proche des siens, qui veut vivre dedans et participer à tout, et son poil court ne demande presque rien. La condition honnête, c’est l’exercice — c’est un chien d’arrêt de travail qui a besoin de courir et de se servir de son nez tous les jours, pas une race pour un foyer sédentaire.

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