Braque Saint-Germain
Le braque fauve et blanc des chenils royaux, aux yeux d’or par règlement, où le noir est banni jusqu’aux ongles.
Infos essentielles
| Taille | Moyenne à grande · 56–62 cm (mâles), 54–59 cm (femelles) |
| Poids | 18–25 kg — littérature de race ; le standard n’en fixe aucun |
| Espérance de vie | 12–15 ans — littérature de race, pas données d’étude |
| Énergie | Élevée — un braque galopeur qui a besoin de vraies heures de terrain |
| Perte de poils | Légère à modérée — poil court, toute l’année |
| Pelage | Court, pas trop fin · blanc mat à taches fauve orangé, oreilles fauves |
| Groupe | Chiens de chasse · Chiens d’arrêt continentaux (FCI n° 115, groupe 7) |
| Origine | France |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Tempérament
Le standard ouvre son paragraphe de caractère sur « chasseur avant tout », puis consacre tout le reste à la douceur : très sociable, équilibré et affectueux, facile à éduquer, et un chien qui « ne supporterait pas d’être traité brusquement » — une mise en garde contre la manière forte inscrite dans le texte même de la race. Au terrain, il chasse le faisan, la perdrix et la bécasse avec passion sur tous les terrains, quête à distance moyenne plutôt que dans le balayage d’horizon hérité de son ancêtre le Pointer anglais, et rapporte avec une dent douce. À la maison, le standard le dit très proche de l’homme, jamais aussi heureux qu’au sein de la famille, et il faut le prendre au pied de la lettre : c’est un compagnon d’intérieur qui chasse, pas un chien de chenil. Le moteur reste celui d’un chien de chasse, et un Saint-Germain qui s’ennuie et ne court pas assez s’inventera du travail tout seul.
Habitudes et particularités
Pas un poil noir
Le paragraphe d’aspect général le dit sans détour : fauve et blanc « sans aucune trace de noir ». Du noir sur la truffe, les lèvres, le palais ou même dans les ongles est un défaut disqualifiant — tout le chien fonctionne au pigment rose et fauve.
Des yeux d’or, et c’est écrit
Le standard veut des yeux bien ouverts, jaune doré, au regard « franc et doux ». L’œil citron est un défaut ; l’œil marron ou noir disqualifie d’emblée, ce qui en fait l’une des rares races où un chien aux yeux marron ne peut pas être exposé.
La plume d’abord
La ligne d’utilisation dit « principalement à la plume », et le paragraphe de caractère nomme les oiseaux : faisan, perdrix et bécasse, sur tous les terrains, rapportés avec une dent douce. Le poil est un travail admis, mais les oiseaux sont le métier.
À mener en douceur
« Ne supporterait pas d’être traité brusquement pendant son éducation » : la formule est celle du standard. C’est un chien de chasse au tempérament tendre, qui se ferme sous les corrections dures et qui, tout compte fait, s’éduque facilement sans elles.
À noter
| Exercice | Compte une à deux heures de course libre par jour — l’allure normale du standard est le galop, souple et fait pour être soutenu. Travail au terrain, rapports d’apportables ou jeux de flair nourrissent l’instinct d’arrêt ; les promenades en laisse, seules, le laissent à moitié dépensé. Le standard ne dit rien des heures ; c’est la pratique courante pour un chien d’arrêt de travail. |
| Toilettage | Le poil court, pas trop fin, est ce qui se fait de plus simple : un coup de gant de caoutchouc par semaine, davantage en période de mue, et un contrôle des longues oreilles plissées après le travail au fourré. Le bain, seulement quand il a trouvé où se rouler. |
| Formation | Facile de l’aveu même du standard, à condition que le maître garde la main douce : méthodes par la récompense, séances courtes, pas de corrections brutales. Commence tôt la sagesse à l’oiseau et le rappel — la passion du faisan et de la perdrix n’attend pas la permission. |
| Santé | Un chien de chasse rustique, sans enquête de santé à l’échelle de la race ; la population est petite, alors demande aux éleveurs la profondeur du pedigree et les résultats de hanches. Ce conseil relève de la bonne pratique générale pour les races d’arrêt, pas d’un programme documenté du club — signal, pas fait établi. |
Questions fréquentes
Le Braque Saint-Germain est-il apparenté au Pointer anglais ?
Directement. La partie historique du standard décrit la race comme issue d’un pointer anglais croisé avec un braque continental, vers 1830, dans les chenils royaux de Compiègne puis de Saint-Germain-en-Laye, la ville qui lui a donné son nom. Le côté anglais se voit dans la silhouette et le galop ; le côté continental dans la quête plus courte, la robe fauve et blanc et le tempérament plus doux.
À quel point est-il rare ?
Vraiment rare, et presque exclusivement français. Les sources de la race rapportent une quarantaine d’inscriptions au LOF par an — 44 en 2024 — et estiment à moins de 500 les chiens vivants inscrits au livre des origines, l’élevage hors de France restant anecdotique. C’était l’inverse autrefois : la race d’arrêt la plus exposée aux premières expositions canines françaises des années 1860.
Est-ce un bon chien de famille ?
Le standard le dit en toutes lettres : très sociable, équilibré, affectueux, très proche de l’homme, et un chien qui apprécie de vivre avec la famille. Les réserves honnêtes, ce sont la facture d’exercice d’un chien de chasse, une passion pour les oiseaux qu’il faut canaliser, et la difficulté bien concrète d’en trouver un hors de France.