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Braque Saint-Germain

Braque Saint-Germain

Le braque fauve et blanc des chenils royaux, aux yeux d’or par règlement, où le noir est banni jusqu’aux ongles.

En bref : Le Braque Saint-Germain est un chien d’arrêt français de proportions moyennes, 56–62 cm chez les mâles et 54–59 cm chez les femelles, pour environ 18–25 kg d’après la littérature de race, puisque le standard ne fixe aucun poids. Tout commence vers 1830 dans les chenils royaux de Compiègne, puis de Saint-Germain-en-Laye, d’un Pointer anglais croisé avec un braque continental, et c’était la race d’arrêt la plus exposée aux premières expositions canines françaises, notamment la toute première de 1863 ; le club de race date de mars 1913. La FCI l’a reconnu à titre définitif le 16 décembre 1954 sous le standard n° 115, groupe 7, Chiens d’arrêt continentaux, avec épreuve de travail. La robe définit la race : blanc mat à taches fauve orangé, oreilles fauves, et pas de noir nulle part — une truffe, une lèvre, un palais ou un ongle noirs disqualifient, tout comme les yeux marron, parce que le standard exige le jaune doré. Chien de chasse à la mode du Paris d’autrefois, il est aujourd’hui rare et presque exclusivement français, avec une quarantaine d’inscriptions au livre des origines par an.

Infos essentielles

TailleMoyenne à grande · 56–62 cm (mâles), 54–59 cm (femelles)
Poids18–25 kg — littérature de race ; le standard n’en fixe aucun
Espérance de vie12–15 ans — littérature de race, pas données d’étude
ÉnergieÉlevée — un braque galopeur qui a besoin de vraies heures de terrain
Perte de poilsLégère à modérée — poil court, toute l’année
PelageCourt, pas trop fin · blanc mat à taches fauve orangé, oreilles fauves
GroupeChiens de chasse · Chiens d’arrêt continentaux (FCI n° 115, groupe 7)
OrigineFrance

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Tempérament

Le standard ouvre son paragraphe de caractère sur « chasseur avant tout », puis consacre tout le reste à la douceur : très sociable, équilibré et affectueux, facile à éduquer, et un chien qui « ne supporterait pas d’être traité brusquement » — une mise en garde contre la manière forte inscrite dans le texte même de la race. Au terrain, il chasse le faisan, la perdrix et la bécasse avec passion sur tous les terrains, quête à distance moyenne plutôt que dans le balayage d’horizon hérité de son ancêtre le Pointer anglais, et rapporte avec une dent douce. À la maison, le standard le dit très proche de l’homme, jamais aussi heureux qu’au sein de la famille, et il faut le prendre au pied de la lettre : c’est un compagnon d’intérieur qui chasse, pas un chien de chenil. Le moteur reste celui d’un chien de chasse, et un Saint-Germain qui s’ennuie et ne court pas assez s’inventera du travail tout seul.

Recensement BreedQuest : Standard FCI n° 115 — groupe 7, section 1.2 Chiens d’arrêt continentaux, avec épreuve de travail, origine France ; race reconnue à titre définitif le 16 décembre 1954, texte en vigueur publié le 1er août 2023, langue officielle le français. Les sources françaises de la race comptent une quarantaine d’inscriptions au LOF par an et moins de 500 chiens vivants inscrits au livre des origines.

Habitudes et particularités

Pas un poil noir

Le paragraphe d’aspect général le dit sans détour : fauve et blanc « sans aucune trace de noir ». Du noir sur la truffe, les lèvres, le palais ou même dans les ongles est un défaut disqualifiant — tout le chien fonctionne au pigment rose et fauve.

Des yeux d’or, et c’est écrit

Le standard veut des yeux bien ouverts, jaune doré, au regard « franc et doux ». L’œil citron est un défaut ; l’œil marron ou noir disqualifie d’emblée, ce qui en fait l’une des rares races où un chien aux yeux marron ne peut pas être exposé.

La plume d’abord

La ligne d’utilisation dit « principalement à la plume », et le paragraphe de caractère nomme les oiseaux : faisan, perdrix et bécasse, sur tous les terrains, rapportés avec une dent douce. Le poil est un travail admis, mais les oiseaux sont le métier.

À mener en douceur

« Ne supporterait pas d’être traité brusquement pendant son éducation » : la formule est celle du standard. C’est un chien de chasse au tempérament tendre, qui se ferme sous les corrections dures et qui, tout compte fait, s’éduque facilement sans elles.

À noter

ExerciceCompte une à deux heures de course libre par jour — l’allure normale du standard est le galop, souple et fait pour être soutenu. Travail au terrain, rapports d’apportables ou jeux de flair nourrissent l’instinct d’arrêt ; les promenades en laisse, seules, le laissent à moitié dépensé. Le standard ne dit rien des heures ; c’est la pratique courante pour un chien d’arrêt de travail.
ToilettageLe poil court, pas trop fin, est ce qui se fait de plus simple : un coup de gant de caoutchouc par semaine, davantage en période de mue, et un contrôle des longues oreilles plissées après le travail au fourré. Le bain, seulement quand il a trouvé où se rouler.
FormationFacile de l’aveu même du standard, à condition que le maître garde la main douce : méthodes par la récompense, séances courtes, pas de corrections brutales. Commence tôt la sagesse à l’oiseau et le rappel — la passion du faisan et de la perdrix n’attend pas la permission.
SantéUn chien de chasse rustique, sans enquête de santé à l’échelle de la race ; la population est petite, alors demande aux éleveurs la profondeur du pedigree et les résultats de hanches. Ce conseil relève de la bonne pratique générale pour les races d’arrêt, pas d’un programme documenté du club — signal, pas fait établi.

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Questions fréquentes

Le Braque Saint-Germain est-il apparenté au Pointer anglais ?

Directement. La partie historique du standard décrit la race comme issue d’un pointer anglais croisé avec un braque continental, vers 1830, dans les chenils royaux de Compiègne puis de Saint-Germain-en-Laye, la ville qui lui a donné son nom. Le côté anglais se voit dans la silhouette et le galop ; le côté continental dans la quête plus courte, la robe fauve et blanc et le tempérament plus doux.

À quel point est-il rare ?

Vraiment rare, et presque exclusivement français. Les sources de la race rapportent une quarantaine d’inscriptions au LOF par an — 44 en 2024 — et estiment à moins de 500 les chiens vivants inscrits au livre des origines, l’élevage hors de France restant anecdotique. C’était l’inverse autrefois : la race d’arrêt la plus exposée aux premières expositions canines françaises des années 1860.

Est-ce un bon chien de famille ?

Le standard le dit en toutes lettres : très sociable, équilibré, affectueux, très proche de l’homme, et un chien qui apprécie de vivre avec la famille. Les réserves honnêtes, ce sont la facture d’exercice d’un chien de chasse, une passion pour les oiseaux qu’il faut canaliser, et la difficulté bien concrète d’en trouver un hors de France.

Races apparentées

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