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Broholmer

Broholmer

Le molosse des grands domaines danois, reconstruit à partir d’un appel dans une revue et des chiens qui y ont répondu.

En bref : Le Broholmer est le molosse danois : les mâles autour de 75 cm pour 50 à 70 kg, les femelles autour de 70 cm pour 40 à 60 kg, sous un poil court et couché posé sur un sous-poil dense. Les robes sont jaune ou rouge, avec ou sans masque noir sur le museau, ou noires. Il a couru dans les chasses royales au cerf, et une fois la chasse à courre interdite, il est passé à la garde des fermes seigneuriales. Niels Frederik Bernhard Sehested (1813–1882), du domaine de Broholm sur l’île de Fionie, a parcouru le Danemark pour racheter les meilleurs chiens qui restaient et les a confiés à quiconque acceptait d’en faire une portée — c’est ainsi que la race a fini par porter le nom de son domaine. Le zoo de Copenhague a mené un programme d’élevage officiel de 1859 à 1929 et produit environ 200 chiots jaunes, pendant que des Broholmers noirs tenaient les entrées de Tivoli. La consanguinité et la maladie de Carré ont éclairci la population, la guerre a fini le travail, et la dernière inscription au livre des origines date de 1940. En 1974, le club canin danois publie un article intitulé « Sur la piste du Broholmer » ; des lecteurs répondent, chiens à l’appui, et un mâle de onze ans non inscrit, venu de Helsinge, est jugé authentique. En 1983, le registre reconstruit comptait 35 chiens.

Infos essentielles

TailleGéante · 70–75 cm
Poids40–70 kg
Espérance de vie7–12 ans
ÉnergieFaible à modérée — un marcheur, pas un coureur
Perte de poilsModérée — poil court sur sous-poil dense
PelageCourt et couché · jaune ou rouge, avec ou sans masque noir, ou noir
GroupeChiens de travail · molossoïdes (standard FCI n° 315, Groupe 2)
OrigineFunen, Denmark

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Tempérament

Le standard FCI demande un chien calme, de bon caractère, amical et vigilant, doté d’une grande confiance en lui, et un Broholmer bien né correspond exactement à cela. Il se couche au milieu de la pièce et il y reste. Il se lève quand la porte s’ouvre, jette un œil, et se recouche. Il aboie sur ce qui le mérite. Le vieux métier consistait à tenir une cour de ferme, pas à la patrouiller, et l’instinct de garde fonctionne encore ainsi : de la présence, pas de la poursuite. Avec les siens, il est ouvertement affectueux, ce qui, à 60 kg, veut dire une tête sur les genoux et une épaule appuyée contre les tibias. Les inconnus ont droit à un examen sans hâte. Cette confiance en lui donne au quotidien un chien qui ne sursaute pas et ne monte pas dans les tours. Ce que les propriétaires soulèvent, c’est l’envers de la même pièce : quand un Broholmer décide que quelque chose ne va pas, il ne reste plus grand-chose de sa décision qu’un humain puisse contredire physiquement.

Recensement BreedQuest : Standard FCI n° 315, reconnu à titre définitif le 26 mai 1982 et révisé pour la dernière fois en mai 2025. Le registre danois reconstruit comptait 35 chiens en 1983, les premiers exports ont quitté le Danemark en 1998, et les estimations du club de race situent toujours la population mondiale sous les 800 chiens, danois pour la plupart.

Habitudes et particularités

Il se pose, et il reste posé

À l’intérieur, c’est l’un des grands chiens les plus tranquilles qui soient. Il choisit un endroit d’où il voit la porte, s’affale, et ne se relève pas pour grand-chose. Le revers, c’est qu’un Broholmer qui s’ennuie ne s’agite pas et ne mâchouille rien : il grossit, tout simplement.

Il s’appuie sur les gens

Ici, l’affection se livre au poids du corps. Un Broholmer te salue en posant sa tête en travers de tes genoux et son épaule contre ta jambe, et il n’ajuste pas la force pour un enfant ni pour quelqu’un qui tient mal sur ses jambes.

Il met deux ans à finir

Les races géantes grandissent longtemps et tard, et le Broholmer s’étoffe encore pendant sa deuxième année. Les éleveurs tiennent les chiots à l’écart des escaliers, des sauts et du trot sur route imposé tant que les articulations ne sont pas fermées, et ils les gardent minces pendant ce temps-là.

Il répond à la porte, pas à la clôture

Il est vigilant sans être réactif, et l’essentiel de l’alerte se joue sur le seuil. La patrouille le long du grillage et les aboiements de limite ne sont pas typiques, ce qui est l’une des rares choses plus faciles que prévu quand on vit avec un chien de cette taille.

À noter

ExerciceUne à deux heures de marche tranquille par jour, en deux sorties, lui conviennent. Ce n’est pas un chien d’endurance ni un partenaire de course : il travaille au pas et au trot, et un exercice intense sur un squelette non terminé fait de vrais dégâts. Des parcours à renifler et du terrain lent valent mieux que des kilomètres.
ToilettageLa partie la plus facile de la race. Un gant de caoutchouc ou une brosse en soies une fois par semaine retire le sous-poil mort, plus souvent pendant la mue saisonnière. Surveille le pavillon des oreilles et la peau lâche de la gorge, et attends-toi à un peu de bave après qu’il a bu, moins toutefois que chez les molosses aux babines pendantes.
FormationCommence tôt, tant que tu peux encore porter le chien. Il est docile, motivé par la nourriture et plus lent à s’allumer que la plupart des races de garde, mais la marche en laisse, le bouton d’arrêt à la porte et la manipulation calme par des inconnus doivent être des routines avant que le chien ne pèse plus lourd que toi. Récompense du début à la fin : la force sur un chien de 60 kg est un mauvais plan et une pire habitude.
SantéRaisonne comme pour une race géante à base fondatrice étroite. La dysplasie de la hanche et du coude sont les soucis orthopédiques permanents, la mutation SOD1 à l’origine de la myélopathie dégénérative est documentée dans la race, et le dépistage cardiaque est d’usage chez les grands molosses. L’agrément à la reproduction danois passe par le club de race et exige la lecture des hanches et des coudes, un test de caractère et des tests ADN, avec une limite au nombre de chiots qu’un même mâle peut produire. Demande ces résultats et interroge l’éleveur sur la profondeur du pedigree : avec aussi peu de fondateurs, le coefficient de consanguinité compte plus qu’ailleurs.

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Questions fréquentes

Un débutant peut-il gérer un Broholmer ?

Le caractère n’est pas l’obstacle. C’est l’une des races de garde de grand format les plus calmes, il ne fugue pas, et il préfère être près de toi plutôt que de tenir une limite. L’obstacle, c’est l’arithmétique. Un mâle adulte fait 75 cm au garrot et jusqu’à 70 kg : un chien qui s’appuie sur un tout-petit, qui tire sur le verglas ou qui refuse de monter en voiture chez le vétérinaire est un problème physique qu’il faut avoir réglé à l’éducation, à l’avance, parce que tu ne le régleras pas à la force. Ajoute les coûts qui suivent la masse : nourriture, anesthésie, médicaments, assurance, et une voiture où la caisse rentre. Les débutants qui éduquent tôt et régulièrement s’en sortent très bien. Ceux qui comptent s’y mettre quand le chiot aura six mois sont déjà en retard.

Est-il difficile à trouver hors du Danemark ?

Oui. Rien n’a quitté le Danemark avant 1998, et la race reste sous les 800 chiens dans le monde, danois pour la plupart. Ailleurs en Europe, on parle d’une poignée d’éleveurs par pays, de portées planifiées des années à l’avance, et des règles d’agrément de la société danoise, qui décident des accouplements qui auront lieu. Depuis la France, il faut compter sur un import et sur la transcription du pedigree au LOF. En Amérique du Nord, la race relève encore du Foundation Stock Service de l’AKC et non d’une reconnaissance pleine, et la population y est plus petite encore. Attendre est la norme. Un chiot Broholmer disponible tout de suite, pas cher et sans résultats de dépistage, c’est un chiot qu’on laisse.

Combien de temps vivent-ils, réellement ?

Les sources de la race donnent environ sept à douze ans, une fourchette large et honnête pour un géant reconstruit à partir d’un petit groupe de fondateurs. Le standard FCI, lui, ne donne aucun chiffre. Les grands chiens vieillissent plus vite et chargent davantage leurs articulations, et le pool génétique du Broholmer n’a pas eu beaucoup de générations pour se débarrasser de ses problèmes : le bas de la fourchette est donc un résultat réaliste, pas un échec de soins. Des parents dépistés, un chiot mince pendant la croissance et un adulte qui le reste, ce sont les leviers que tu tiens vraiment.

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