Kazakh Tazy
Le lévrier des steppes kazakhes, inscrit à la FCI depuis 2024 et seulement à titre provisoire.
Infos essentielles
| Taille | Grand format · 58–70 cm |
| Poids | 20–30 kg |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Énergie | Élevée — fait pour tenir la vitesse sur de longues distances |
| Perte de poils | Faible à modérée — poil court, forte chute du sous-poil d’hiver au printemps |
| Pelage | Court et lisse · oreilles frangées, franges aux membres et à la queue · du fauve au rouge, gris, blanc ou noir |
| Groupe | Lévriers (standard FCI n° 372, Groupe 10) |
| Origine | Kazakhstan |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Tempérament
Le standard le résume ainsi : équilibré et agile, prompt à lire une situation et à trancher, calme et discret à la maison, un peu réservé avec les inconnus, et peu tolérant aux mauvais traitements. Cette dernière formule est inhabituelle dans un standard, et les maîtres la reprennent à leur compte : un tazy se ferme sous une main dure et se souvient de qui l’a levée. Dans la maison, il est silencieux et sans exigences, dort la plus grande partie de la journée et s’attache aux siens sans en faire un spectacle. La chasse, c’est l’autre réglage. Le standard lui reconnaît une grande vitesse tenue sur la longueur, une vue perçante et un nez qui travaille, et note que certains sujets rapportent. Une fois le lièvre levé, le chien est parti, et rien de ce que tu cries ne lui parvient.
Habitudes et particularités
La vue, et le nez avec
Les chiens du Groupe 10 sont censés chasser à vue. Le standard du tazy cite la vue perçante et la quête au nez côte à côte, et ajoute que certains rapportent. Après une prise, il reste auprès du gibier là où il est tombé, ou le ramène.
La moitié terrestre d’un chasseur à l’aigle
Un berkutchi monte à cheval avec un aigle royal, le berkut, sur le poing et un tazy au sol. Le chien travaille devant et fait sortir le renard ou le lièvre du couvert, l’oiseau est jeté dessus depuis la selle, et pendant ses deux ou trois ans de dressage l’aigle apprend à accepter ce cheval-là et ce chien-là. Le standard FCI précise que la chasse en compagnie d’oiseaux est particulièrement appréciée.
Des franges plutôt qu’un poil long
Court sur le corps, puis du poil souple et ondulé qui pend 5 à 6 cm sous le cuir de l’oreille, des franges derrière les membres et une fine frange sur la moitié externe de la queue. Avant dix-huit mois environ, beaucoup de chiens portent un duvet supplémentaire aux avant-bras, aux côtes et au poitrail, qu’ils perdent ensuite.
Deux allures, et pas grand-chose entre les deux
En quête, il avale le terrain à un trot libre et facile ; à la trouvaille, un court galop ; à la poursuite, à fond et longtemps. Hors chasse, il se couche et ne bouge plus.
À noter
| Exercice | Les maîtres kazakhs les font courir sur 10 à 15 km, deux ou trois fois par semaine, en plus des promenades ordinaires. Le tazy veut de la distance plus que des jeux, et un endroit où galoper sans risque, ce que n’est pas une plaine à lièvres. |
| Toilettage | Un brossage par semaine suffit au poil court du corps. Ce sont les franges des oreilles et de la queue qui demandent de l’attention : elles ramassent les bardanes et feutrent derrière l’oreille. Il n’a presque pas de sous-poil en été et un sous-poil dense en hiver, donc attends-toi à une grosse mue de printemps. Peau fine et points d’appui osseux : prévois un couchage moelleux. |
| Formation | À la récompense, et patiemment. La ligne du standard sur les mauvais traitements n’est pas décorative : la brusquerie met fin à la séance et te coûte la coopération du chien pour un bon moment. Travaille le rappel, puis garde la laisse partout où du gibier peut détaler. |
| Santé | Personne ne peut encore répondre sérieusement. Réunir des données de santé sur toute la population est précisément l’objet de la période provisoire de la FCI, et il n’existe aucun résultat de dépistage à l’échelle de la race. Préviens tout vétérinaire qu’il s’agit d’un lévrier avant une anesthésie, et demande à l’éleveur ce qu’il a réellement testé plutôt que ce qu’il pense de sa lignée. |
Questions fréquentes
Peut-on trouver un Kazakh Tazy hors d’Asie centrale ?
Concrètement, pas encore. La quasi-totalité de la population inscrite se trouve au Kazakhstan, l’Union cynologique kazakhe n’est membre de plein droit de la FCI que depuis 2023, et les pedigrees d’export ne sont possibles que depuis peu. La race a été présentée pour la première fois à une Exposition mondiale canine à Helsinki en 2025 et a réuni 61 engagements à l’exposition d’Astana en mai 2026, ce qui donne une bonne idée des effectifs. Hors du Kazakhstan et de ses voisins, il n’existe aucun réseau d’éleveurs où s’inscrire sur une liste d’attente. Qui annonce des chiots tazy en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord mérite des questions serrées sur les papiers.
N’est-ce pas simplement un Saluki sous un autre nom ?
Non, même si la silhouette et la région d’origine se recoupent. Le tazy a son propre standard, avec des détails que celui du Saluki n’a pas : un poil de corps d’environ 3 cm sur les reins, des franges d’oreille appelées burka, une queue attachée bas qui finit en demi-boucle ou en petit anneau, et le bringé au rang des couleurs éliminatoires. Une synthèse parue dans PLOS One en 2023 le traite comme une race nationale distincte, avec un enjeu de conservation, et non comme un type local de Saluki.
Chasse-t-il vraiment avec un aigle royal ?
Oui, mais pas comme la formule le laisse croire. Le chien et l’oiseau ne forment pas une équipe qui s’organise toute seule. Un berkutchi dresse un aigle royal pendant deux à trois ans, en partie pour l’habituer à son cheval et à son chien, et à la chasse le tazy travaille le sol pendant que l’aigle est jeté du poing sur le renard ou le lièvre. Le standard FCI cite la chasse en solitaire, en groupe et avec des oiseaux de chasse, et précise que la dernière est particulièrement appréciée. La pratique se maintient au Kazakhstan chez un petit nombre de berkutchi en activité et autour des fêtes de chasse d’hiver.