Russian-European Laika
Le spitz compact noir et blanc de la Russie, celui qui bloque le gibier dans l'arbre — et le seul laïka dont le standard chasse du ring une queue naturellement courte.
Infos essentielles
| Taille | Moyenne · 52–58 cm (mâles), 48–54 cm (femelles) |
| Poids | 18–23 kg — littérature de race, le standard ne donne pas de poids |
| Espérance de vie | 12–14 ans — littérature de race, pas données d'étude |
| Énergie | Très élevée — un spitz qui bloque le gibier à l'arbre, toujours au travail : deux heures par jour au minimum |
| Perte de poils | Abondante, avec deux mues saisonnières |
| Pelage | Poil de couverture rêche et droit sur un sous-poil laineux et épais · noir marqué de blanc ou blanc marqué de noir |
| Groupe | Chiens courants · Chiens nordiques de chasse (FCI n° 304, groupe 5) |
| Origine | European Russia |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Tempérament
Le standard consacre une ligne au caractère : posé, d'humeur égale, doté d'un flair et d'un sens de la détection du gibier très développés. Tout le reste de sa réputation découle de l'usage qu'on fait de ce nez. C'est un chien sélectionné depuis les années 1940 pour s'allumer au moindre coup de queue d'un écureuil, puis pour aboyer, avec précision et sans relâche, au pied de l'arbre qui l'abrite. À la maison, cela donne un chien vif, rapide, aux aguets, qui s'excite pour peu et qui a un avis sonore sur tout ce qui traverse le jardin. Éleveurs et propriétaires le décrivent comme le plus attaché à son maître des trois laïkas russes, plus prompt à coopérer que ses grands cousins sibériens — mais c'est une affirmation qui parle de laïkas, pas de chiens de salon. Les inconnus sont annoncés, pas accueillis. Les petits animaux de la maison passent pour du gibier, et une socialisation précoce atténue ça sans l'effacer. C'est d'abord un chien de chasse ; l'affection est réelle, et elle vient aux conditions du chien.
Habitudes et particularités
Il aboie sur l'arbre, pas sur toi
Le schéma de travail, c'est l'aboi à l'arbre : trouver un écureuil, une martre ou un grand tétras, le tenir en haut de son arbre et donner de la voix jusqu'à ce que le chasseur arrive. L'aboiement est le compte rendu — où se trouve le chien, et que le gibier est toujours là. Un laïka muet est un laïka au chômage.
Noir et blanc, dans les deux sens
Les couleurs les plus typiques sont le noir marqué de blanc et le blanc marqué de noir, et le standard admet aussi le noir uni et le blanc uni. Toute autre couleur est un motif de disqualification, et des marques feu sur la tête et les membres comptent comme un défaut grave.
Une queue courte, et c'est la disqualification
La queue doit s'enrouler ou se porter en faucille contre le dos, la cuisse ou la fesse, et une queue naturellement courte met le chien hors du ring, comme la queue en sabre et la queue de loutre. Le Chien d'ours de Carélie finlandais, son plus proche parent, juge une queue naturellement courte égale à une queue entière. Mêmes forêts, règle inverse.
Assemblé en 1947, noir sur blanc
La plupart des standards de spitz font vaguement signe vers des origines anciennes. Celui-ci énumère ses ingrédients : des descendants de laïkas d'Arkhangelsk, de Komi, de Carélie et votiaks, réunis en une seule race en 1947 et dotés d'un standard en 1952. Le type moderne est venu ensuite, par sélection, et le standard le dit sans détour.
À noter
| Exercice | Deux heures par jour, et la forêt vaut largement mieux que le bitume. C'est une race de chasse encore au travail, avec de vraies épreuves sur le terrain derrière elle, pas une race retirée dans les rings. Recherche olfactive, pistage et longues sorties hors des sentiers sont la bonne forme ; la liberté sans laisse est un risque calculé, parce qu'un écureuil en travers du chemin tranche le débat sur le rappel. Sous-exercé, il patrouille et il aboie, et les voisins te le feront savoir. |
| Toilettage | Un poil de couverture rêche et droit sur un sous-poil épais et laineux, avec une collerette au cou, des favoris sur les pommettes et des culottes derrière. Un brossage par semaine suffit la plus grande partie de l'année ; deux fois par an, le sous-poil part complètement et réclame un râteau presque tous les jours pendant deux semaines. Ni tondeuse ni épilation : la collerette et les favoris font le type de la race, ce n'est pas une coiffure. |
| Formation | Plus prompt à suivre une indication que la plupart de la section nordique de chasse, et très lié à une seule personne — compliment relatif, puisque la pulsion passe encore devant l'obéissance dès que quelque chose grimpe à un tronc. Séances courtes et positives, longe pendant toute l'adolescence, et un signal d'arrêt pour l'aboiement enseigné avant que l'aboiement ne devienne sa propre récompense. Punir la voix ne fait qu'embrouiller le chien, parce que la voix, c'est la raison d'être de la race. |
| Santé | Il n'existe aucune enquête de santé de race, et l'essentiel de la population vit en Russie, où les résultats de dépistage sont difficiles à vérifier depuis l'étranger. La race a une réputation de robustesse et aucune maladie signature documentée, ce qui n'est pas la même chose qu'une preuve. Demande les résultats hanches et yeux des deux parents, et prends les 12–14 ans de la littérature de race pour une estimation, pas pour une mesure. |
Questions fréquentes
En quoi diffère-t-il du Chien d'ours de Carélie ?
Les deux sont issus de fonds de spitz de chasse noir et blanc qui se recouvrent, en Carélie, et on confond leurs photos en permanence. Les registres sont clairs : le Chien d'ours de Carélie est finlandais, standard FCI 48 ; le Laïka russo-européen est russe, standard FCI 304. Les standards se séparent ensuite sur le détail. Le Carélien doit être noir à marques blanches, et un chien majoritairement blanc est un défaut ; le Laïka tient le blanc marqué de noir, le noir uni et le blanc uni pour également valables. Et la règle de la queue s'inverse : le Carélien juge une queue naturellement courte égale à une queue entière, alors que chez le Laïka elle est un motif de disqualification.
Lequel des trois laïkas russes est-ce ?
Le plus petit, et celui qui est noir et blanc, venu des forêts de la Russie d'Europe, avec l'écureuil et le petit gibier à fourrure au cœur de sa tradition de travail. Le Laïka de Sibérie occidentale (FCI n° 306) est plus haut, tire sur le gris, le roux et le zibeline, et porte la réputation du grand gibier ; le Laïka de Sibérie orientale (FCI n° 305) est le plus grand des trois. Si le chien devant toi est compact, à museau sec, pie noir et blanc, c'est celui-là.
Aboient-ils beaucoup ?
Oui, par conception et par étymologie : « laïka » vient du verbe russe qui veut dire aboyer. La méthode de travail consiste à tenir le gibier en haut d'un arbre à la voix jusqu'à l'arrivée du chasseur, donc l'aboiement est câblé très profond. Il se canalise bien dans le travail et répond à un signal d'arrêt appris, mais un Laïka russo-européen silencieux en appartement n'a jamais été au programme.