Japanese Bobtail
Une queue en pom-pom dont la forme varie d’un chat à l’autre, et qui serait à l’origine de la figurine japonaise du chat qui fait signe, que l’on trouve souvent près de la porte.
Infos essentielles
| Taille | Corpulence · mince, athlétique ; pattes arrière plus longues que les pattes avant |
| Poids | 2,7–4,5 kg · les mâles sont plus lourds — documentation sur la race ; le standard ne précise pas de poids |
| Espérance de vie | 9 à 13 ans, parfois jusqu’au milieu de l’adolescence — documentation sur les races, pas de données d’enquête |
| Énergie | Élevé — excellent sauteur, joue avec énergie bien au-delà de l'âge de chaton |
| Perte de poils | Faible à modéré — peu de sous-poil ; plus abondant chez les variétés à poil long |
| Pelage | Poil court ou mi-long, doux et soyeux, peu de sous-poil |
| Groupe | Poil court |
| Origine | Japon |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Japanese Bobtail en chiffres
Les infos du Japanese Bobtail les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants restent modestes : il mange peu et les soins vétérinaires de routine sont parmi les plus bas.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
Les Bobtails japonais sont des bavards. Ils t’accueillent avec un doux gazouillis ou un trille plutôt qu’un simple miau, semblent tenir une sorte de conversation si tu leur réponds, et ont tendance à annoncer leur arrivée quand ils entrent dans une pièce. Ils sont sûrs d’eux et athlétiques — leurs longues pattes arrière leur permettent de sauter sans élan par-dessus un plan de travail — et la plupart préfèrent se percher sur un encadrement de porte ou une étagère plutôt que de rester assis tranquillement par terre. Ils s’attachent fortement à leur famille, suivent les gens de pièce en pièce et s’ennuient vite s’ils n’ont rien à poursuivre ou à démonter ; un Bobtail qui s’ennuie invente ses propres jeux, généralement avec tout ce qui traîne sur une table. Ils s’entendent généralement bien avec les enfants, les autres chats et les chiens qui respectent l’espace d’un chat, et bon nombre d’entre eux apprennent à aller chercher un petit jouet tout seuls.
Habitudes et particularités
Il n’y a pas deux queues identiques
La petite queue en « pom-pom » est formée d’un enchevêtrement de courbes, de coudes et d’angles qui se sont formés au hasard lors de son développement ; c’est pourquoi il n’y a pas deux Bobtails japonais qui aient exactement la même queue. Les juges d’exposition évaluent la queue dans son ensemble — la façon dont elle se porte, la manière dont le poil s’épanouit à la base — plutôt que de mesurer ou de noter chaque coude individuellement.
Elle te répond
Des gazouillis doux, des trilles et toute une gamme de miaulements aux intonations variées remplacent le simple « miaou » que la plupart des chats émettent. Les propriétaires décrivent souvent ça comme une conversation à double sens avec leur chat, ce qui explique en grande partie la réputation de cette race d’être bavarde.
Il bondit comme un lapin
Ses pattes arrière, nettement plus longues que les avant, permettent au Bobtail, lorsqu’il est excité, de se propulser à deux pattes plutôt que de marcher, et d’effectuer un saut sur place qui lui permet de franchir des meubles que d’autres chats doivent escalader.
Fonctionne tout seul
Le fait de rapporter un petit jouet revient assez souvent chez cette race, au point que la plupart des descriptions des clubs de race le mentionnent, généralement en même temps que sa disposition à marcher avec un harnais.
À noter
| Toilettage | Le pelage doux et soyeux ne comporte que peu ou pas de sous-poil épais, quelle que soit la variété, il s'emmêle donc rarement. Un coup de peigne une fois par semaine suffit pour le poil court ; le poil mi-long nécessite un brossage deux fois par semaine, voire plus pendant la mue de printemps. |
| Comment tenir la queue | Des examens radiographiques de la race ont révélé de véritables anomalies vertébrales sous le pompon — des courbures et parfois des segments soudés — mais aucun lien avec la douleur, des signes neurologiques ou la malformation de la colonne vertébrale observée chez le Manx. Traite la queue comme n’importe quelle autre partie du corps : ne tire pas dessus, ne t’en sers pas comme d’une poignée, et signale tout signe de recul à un vétérinaire plutôt que de supposer que c’est juste une question de tempérament. |
| Dépistage médical | Aucune maladie héréditaire n’a été spécifiquement associée à cette race, et il n’existe pas de test ADN à demander, contrairement à ce qui existe pour le Manx ou le Munchkin. Un dépistage de base standard — un examen cardiaque pour détecter une cardiomyopathie hypertrophique (HCM), des analyses sanguines de routine à mesure que le chat vieillit — est ce qu’on peut raisonnablement demander à n’importe quel éleveur, tout comme pour un chat sans pedigree. |
| Exercice | C’est un chat athlétique fait pour sauter, et un appartement trop calme te le montrera très vite sous forme de meubles griffés et de courses effrénées à 3 heures du matin. Donne-lui de l’espace en hauteur, change régulièrement ses jouets, et prépare-toi à jouer avec lui, pas seulement à le caresser. |
Espérance de vie
Cette race a une espérance de vie typique de 9 à 13 ans, parfois jusqu’au milieu de l’adolescence — documentation sur les races, pas de données d’enquête.
Races similaires
Des races avec une morphologie et un contexte similaires — ça vaut le coup d’œil si celle-ci ne te convient pas tout à fait.
Questions fréquentes
La queue courte du Bobtail japonais est-elle aussi risquée que l'absence de queue du Manx ?
Non, et ça vaut le coup d’expliquer pourquoi. Le Manx est porteur d’un gène qui est létal à double dose — aucun Manx ne naît jamais avec deux copies — et même une seule copie est liée à la dysgénésie sacro-caudale, une malformation de la colonne vertébrale semblable au spina bifida signalée chez une très petite minorité de la race, ce qui explique pourquoi les éleveurs de Manx accouplent toujours un chat sans queue à un chat qui en a une. La queue du Bobtail japonais provient d’un gène totalement différent (HES7, identifié en 2016), et bien que les radiographies montrent effectivement des vertèbres caudales tordues ou soudées, aucune étude n’a établi de lien avec une double dose létale ni avec les problèmes neurologiques observés chez les chats Manx. Deux Bobtails japonais peuvent être croisés entre eux sans la restriction « sans queue × avec queue » imposée par l’élevage du Manx — il n’y a pas de gestion des gènes létaux à prendre en compte.
Le Bobtail japonais, c'est la même race que le Bobtail des îles Kouriles ou que le Bobtail américain ?
Non — trois races distinctes, trois mutations naturelles distinctes, trois origines distinctes. Le Bobtail des Kouriles est issu d’une mutation spontanée distincte observée dans les îles Kouriles et à Sakhaline, en Russie, et sa morphologie est plus trapue et plus musclée que celle du Bobtail japonais, plus élancé. L’American Bobtail descend d’un seul matou errant recueilli par un couple en vacances dans le sud-ouest des États-Unis à la fin des années 1960, puis croisé avec un siamois — une troisième mutation indépendante, avec un corps plus lourd et plus rectangulaire. Aucune de ces trois races ne partage d’ancêtres avec les autres ; la queue courte est simplement une caractéristique qui est apparue plus d’une fois dans des populations de chats qui ne se sont jamais croisées.
La queue en pom-pom est-elle coupée ou raccourcie ?
Non — c’est génétique, présent dès la naissance, et on ne peut pas créer chirurgicalement un chat à la queue plus longue ni l’obtenir par croisement du jour au lendemain. La queue courte se forme déjà chez un chaton nouveau-né et conserve sa forme à mesure que le chat grandit. Chez chaque chat, c’est un agencement légèrement différent de courbes, de courbures et d’angles, ce qui explique aussi pourquoi le standard de la race évalue la queue dans son ensemble plutôt que par sa longueur seule — il n’y a pas une seule « bonne » courbure à respecter.
Est-ce que le Japanese Bobtail perd beaucoup de poils ?
Modérément. Le Japanese Bobtail perd pas mal de poils, de façon régulière tout au long de l'année, avec des périodes saisonnières où la perte est plus importante. Un brossage hebdomadaire permet d'éliminer la plupart des poils morts de tes sols et de tes vêtements.
Les chats Japanese Bobtail sont-ils hypoallergéniques ?
Aucune race de chat n’est vraiment hypoallergénique, et le Japanese Bobtail ne fait pas partie des plus faciles à vivre. Le déclencheur, c’est la Fel d 1, une protéine présente dans la salive et la peau du chat qui se retrouve sur son pelage quand il se lèche, puis se répand sur les poils morts et les squames — et cette race perd suffisamment de poils pour en disperser beaucoup partout. Si quelqu’un chez toi est allergique aux chats, c’est une race difficile à vivre ; passe d’abord un peu de temps avec un chat de cette race avant de te lancer.
Les chats Japanese Bobtail s'entendent-ils bien avec les enfants ?
En général, oui. Le Japanese Bobtail est un chat sociable qui supporte mieux que la plupart des autres le bruit et l’agitation de la vie de famille, c’est pourquoi on le retrouve souvent dans les foyers avec des enfants. Il a tout de même besoin d’un endroit en hauteur et au calme où se réfugier, et il faut apprendre aux enfants qu’un chat a le droit de s’éloigner quand il le souhaite.
De combien de soins un Japanese Bobtail a-t-il besoin ?
Un brossage hebdomadaire suffit généralement pour le Japanese Bobtail, avec un deuxième passage pendant la mue saisonnière. Ça évite que tes meubles ne se retrouvent couverts de poils et ça réduit les boules de poils, car tout ce que le chat ne perd pas sur le canapé, il l'avale en se léchant.