Hovawart
Le vieux gardien de ferme allemand, reconstruit et toujours de garde.
Infos essentielles
| Taille | Grand format · 58–70 cm |
| Poids | 25–45 kg |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans |
| Énergie | Modérée à élevée — de l’exercice chaque jour, plus un vrai travail à lui confier |
| Perte de poils | Modérée — plus marquée pendant les mues saisonnières |
| Pelage | Long, légèrement ondulé, sous-poil léger · noir, noir et feu ou blond |
| Groupe | Chiens de travail · Molossoïdes (standard FCI n° 190, Groupe 2) |
| Origine | Allemagne |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Tempérament
Le Hovawart est équilibré, sûr de lui et profondément attaché à sa famille, avec un instinct de garde qui n’a besoin d’aucun encouragement. Il surveille son territoire comme une évidence, décide seul de ce qui mérite son attention et se montre poli mais distant avec les inconnus. Il mûrit tard, aussi : compte sur un grand adolescent costaud jusqu’à deux ou trois ans, ce qui impose une éducation cohérente, juste et patiente sur toute cette période. Brusque-le et il se braque ; donne-lui des règles claires et du vrai travail, et il devient un partenaire posé qui brille en pistage, en sauvetage et en sport de protection.
Habitudes et particularités
Sentinelle autoproclamée
Il repère l’endroit d’où l’on voit le mieux le portail et la porte d’entrée, et s’y installe. Garder la maison, personne ne le lui a appris — c’est livré d’origine.
Une adolescence qui s’éternise
Le corps est fini vers un an ; la tête prend deux ou trois ans. Prépare-toi à vivre un moment avec un ado de 40 kilos, et tiens le cap de l’éducation jusqu’au bout.
Il évalue les risques lui-même
Il jauge le visiteur par lui-même avant de te croire sur parole. Chez un chien bien éduqué, ça donne une indifférence polie, pas de la méfiance.
Une voix taillée pour la ferme
Tout ce qui franchit sa limite est annoncé d’un aboiement calibré pour la pleine campagne. Les voisins sauront quand le facteur passe.
À noter
| Exercice | Une heure ou plus par jour, en y glissant du travail pour le nez et la tête — pistage, obéissance, entraînement au sauvetage. Le jardin seul ne compte pas : pour ce chien, un jardin n’est qu’un poste de garde. |
| Toilettage | Brosse le poil long une fois par semaine, plus souvent pendant les deux mues. Peu de sous-poil, rien à couper — un poil facile à vivre pour un chien de ce gabarit. |
| Formation | Commence tôt, reste juste et tiens la même ligne pendant des années — à la contrainte, la race répond par l’entêtement. Socialise largement le chiot, parce que l’instinct de garde, lui, arrive tout seul. |
| Santé | Solide pour une grande race. Choisis des lignées aux hanches testées — le dépistage imposé par les clubs allemands a maintenu la dysplasie à un taux bas — et fais contrôler la thyroïde si le poil ou l’énergie décline. |
Questions fréquentes
Que signifie « Hovawart » ?
« Gardien de ferme », du moyen haut allemand hova (la ferme, le domaine) et wart (le gardien). Des chiens de ce nom ont gardé les domaines allemands depuis le Moyen Âge ; la race moderne a été reconstruite dans les années 1920 et 1930 par le cercle de Kurt Friedrich König, qui a croisé les derniers chiens de ferme de la Forêt-Noire avec des Terre-Neuve, des Leonberg et des Bergers Allemands. La FCI a reconnu le résultat en 1964 sous le standard FCI n° 190.
Le Hovawart est-il un bon chien de famille ?
Oui — pour une famille qu’il peut garder. Affectueux et patient avec les siens, enfants compris, il considère la maison comme sa responsabilité. Les inconnus sont observés plutôt qu’accueillis, d’où l’importance d’une socialisation précoce ; sa taille et son aplomb en font par ailleurs un premier chien difficile.
Quand un Hovawart se calme-t-il ?
Vers deux ou trois ans. La race mûrit tard : un corps d’adulte porte un jugement de chiot plus longtemps que la plupart des maîtres ne l’imaginent. Garde l’éducation et le cadre en place pendant toute l’adolescence — l’adulte qui en sort est posé et fiable.