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Chien esquimau canadien

Chien esquimau canadien

Le chien de traîneau inuit de l'Arctique canadien — et, d'un point de vue génétique, le même chien que le chien du Groenland.

En bref : Le chien esquimau canadien est le chien de traîneau des Inuits de Thulé, et le standard de la FCI situe ce partenariat entre 1 100 et 2 000 ans dans la région côtière et archipélagique de ce qui est aujourd’hui l’Arctique canadien. C’est un chien de trait plutôt qu’un coureur : les mâles mesurent entre 58 et 70 cm et pèsent entre 30 et 40 kg, les femelles entre 50 et 60 cm et entre 18 et 30 kg ; selon la ligne d’utilisation prévue par le standard, chaque chien doit tirer entre 45 et 80 kg et parcourir entre 15 et 70 miles par jour, puis porter jusqu’à 15 kg en tant que chien de portage en été. Et puis, il y a cette question à laquelle les registres et la génétique apportent des réponses différentes. La FCI classe cette race sous le n° 211, d’origine canadienne, et le chien du Groenland sous le n° 274, sous le patronage du Danemark, dans le même groupe et la même section, mais avec des standards distincts et des rings séparés. Brown et ses collègues (Heredity, 2015) ont analysé des marqueurs autosomiques, paternels et maternels chez les races arctiques et ont conclu que les chiens inuits du Canada et le chien du Groenland ne devaient pas être considérés comme deux races distinctes : il s’agit d’une seule et même population issue de Thulé, divisée par une frontière. La Grande-Bretagne a vu cette scission se produire à petite échelle, en présentant les deux races ensemble avant de les séparer en deux races distinctes environ un an plus tard. Ce que les documents officiels distinguent est facile à comparer côte à côte. Le standard 211 définit huit robes et une fourchette de taille fermée, disqualifie les yeux bleus et précise clairement qu’il s’agit d’un chien de compagnie pour adultes et non d’un animal de compagnie pour enfants ; le standard 274 fixe une taille minimale sans limite maximale et autorise toutes les couleurs sauf l’albinos. La race a aussi frôlé la disparition bien plus que son homologue groenlandais : environ 20 000 chiens dans l’Arctique canadien il y a un siècle, quelques centaines au début des années 1970, et aujourd’hui moins de 300 enregistrés auprès du Club canin canadien.

Infos essentielles

TailleGrande taille · 58 à 70 cm (mâles), 50 à 60 cm (femelles)
Poids30 à 40 kg (mâles), 18 à 30 kg (femelles)
Espérance de vie10 à 15 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête
ÉnergieTrès élevée — conçue pour supporter 45 à 80 kg par chien, toute la journée
Perte de poilsUne mue annuelle importante, généralement en août ou en septembre
PelageSous-poil dense sous un poil de couverture dur de 7 à 15 cm de long · huit motifs de couleur, aucun n’est dominant
GroupeChiens de traîneau nordiques (FCI n° 211, Groupe 5)
OrigineCanada arctique
Groupe FCI5 — Chiens de type spitz et de type primitif · FCI 211

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Le Canadian Eskimo Dog en chiffres

Les infos du Canadian Eskimo Dog les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.

Prix

Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants sont élevés : plus de nourriture, des doses plus fortes chez le vétérinaire et une assurance plus chère.

On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.

Longévité
10 à 15 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête
Poids
30 à 40 kg (mâles), 18 à 30 kg (femelles)
Taille
Grande taille · 58 à 70 cm (mâles), 50 à 60 cm (femelles)
Perte de poils
Une mue annuelle importante, généralement en août ou en septembre
Couleurs
Sous-poil dense sous un poil de couverture dur de 7 à 15 cm de long · huit motifs de couleur, aucun n’est dominant

Tempérament

Le standard commence la section sur le tempérament par une mise en garde : ce chien ne doit pas être considéré comme un animal de compagnie, mais comme un chien primitif domestiqué par les Inuits pour accomplir des tâches spécifiques dans un environnement arctique hostile. Ce qui suit est plus chaleureux que ça n’en a l’air. Un chien esquimau canadien adulte est décrit comme doux et affectueux avec les gens en général et heureux de recevoir de l’attention ; face à de parfaits inconnus, ces chiens sont rarement distants — ils font preuve d’une amabilité discrète et d’une curiosité inoffensive, voire d’une indifférence totale. La mise en garde porte sur l’intensité, pas sur le tempérament. Comparé aux races domestiques modernes, le standard fait état d’une réaction presque excessive à tout stimulus, qu’il s’agisse de nourriture, de travail, de défense ou de jeu, et en tire lui-même la conclusion : c’est un compagnon pour les adultes, pas un animal de compagnie pour les enfants. C’est aussi un animal de meute au sens propre du terme. Élevé en groupe, il établira des rôles dominants et subordonnés sous l’autorité d’un chien chef de meute, et les oreilles déchirées ainsi que les cicatrices de combat sont suffisamment courantes dans les chenils où les chiens sont élevés en groupe pour que le standard exempte les oreilles abîmées au combat de la disqualification prévue pour les oreilles tombantes. L’agressivité envers les gens et une timidité excessive entraînent toutes deux la disqualification.

Bon à savoir : Standard FCI n° 211 — Groupe 5, Section 1 : Chiens de traîneau nordiques, sans épreuve de travail, origine : Canada. La race a été reconnue de manière définitive le 25 juin 1959, et le standard en vigueur a été publié le 28 février 2018, l’anglais étant la langue faisant foi. Moins de 300 chiens de race pure sont aujourd’hui enregistrés auprès du Canadian Kennel Club, contre environ 20 000 dans tout l’Arctique canadien il y a un siècle.

Habitudes et particularités

Aucune couleur ne correspond à la couleur de la race

La norme commence sa section sur les couleurs en précisant qu’aucune couleur ou motif ne doit dominer, puis en énumère huit : tout blanc avec des taches de pigment autour des yeux, du nez et des lèvres ; blanc avec une touche de couleur au niveau des oreilles ou des yeux ; blanc avec une tête colorée et quelques taches isolées au niveau des hanches ou des flancs ; des moitiés égales de rouge, fauve, cannelle ou noir avec du blanc ; un corps coloré avec du blanc en dessous ; sable, noir ou gris foncé avec du blanc ; gris argenté ou blanc grisâtre ; et un sous-poil allant du fauve au marron sous des poils de couverture noirs.

Les yeux bleus clôturent le spectacle

Les yeux foncés sont courants, on trouve aussi des yeux noisette et jaunes, mais les yeux bleus sont disqualifiants — c’est l’une des différences les plus marquantes entre cette race et le husky sibérien. Les yeux sont petits, bien écartés et placés en oblique, ce qui, comme le reconnaît le standard, donne une impression plus sauvage que le chien ne le mérite.

Une mue, c'est fini en quelques jours

Le pelage mue une fois par an, généralement en août ou en septembre, et le sous-poil dense tombe par touffes en quelques jours plutôt que de s’éparpiller pendant des semaines. Les chiennes ont globalement moins de poils, car elles muent à nouveau après une portée. Les mâles développent une crinière au niveau du cou et des épaules qui les fait paraître plus grands au garrot qu’ils ne le sont en réalité.

Conçue pour la distance, pas pour le sprint

Sa démarche de travail est un trot puissant et vif, avec une foulée large et un léger balancement vers l’extérieur, ce qui peut paraître maladroit jusqu’à ce que tu comprennes à quoi ça sert : tirer de lourdes charges, jour après jour. Le standard précise que les chiennes se déplacent plus vite et plus librement que les mâles, plus lourds, et qu’elles peuvent galoper bien plus longtemps.

Santé

Il n'existe aucune enquête de santé à l'échelle de la race pour le Canadian Eskimo Dog, et la population inscrite est minuscule : la première chose à peser n'est pas un examen isolé mais la profondeur du pedigree, car avec un pool génétique aussi étroit, le degré de consanguinité d'une portée compte vraiment. Demande à chaque éleveur un dépistage des hanches et un contrôle oculaire, et garde en tête que les risques du quotidien sont ceux d'un chien arctique de travail : le coup de chaleur, la prise de poids chez un chien qui ne travaille pas assez, et les dégâts que fait un chien qui s'ennuie. Garde-le mince, garde-le au frais et garde-le occupé.

Alimentation

ExerciceIl doit tirer, et la norme définit l’échelle : 45 à 80 kg par chien, 15 à 70 miles par jour, avec un chargement de 15 kg en été. Un attelage, un traîneau, un vélo ou un harnais chargé, pendant des heures, presque tous les jours. C’est la chaleur qui fixe la limite plutôt que la distance ; du coup, le travail en été se fait dès l’aube ou pas du tout, et un climat chaud ne convient pas à cette race.
ToilettagePeu exigeant pendant onze mois, puis très intense pendant une semaine, lorsque le sous-poil tombe par touffes et doit être peigné tous les jours. N’utilise jamais de ciseaux ni de tondeuse : modifier le pelage de cette façon est un défaut disqualifiant, et le pelage isole aussi bien de la chaleur que du froid. Vérifie entre les orteils : les coussinets sont bien recouverts de poils, et en hiver rigoureux, ces poils poussent suffisamment pour recouvrir leur face inférieure.
ÉducationBasée sur la récompense, à un stade précoce, et réaliste quant à ses limites. Il s’agit d’une race primitive vivant en meute qui, selon les termes du standard, réagit de manière presque excessive à tout stimulus, et son passé de chasseur n’est pas qu’une simple décoration : ces chiens trouvaient les trous d’aération des phoques et tenaient à distance les bœufs musqués et les ours polaires. Leur obéissance en présence de bétail et de petits animaux n’est pas un objectif réaliste ; il faut donc installer des clôtures aussi hautes que profondes, et considérer que la liberté sans laisse est hors de question.
SantéIl n’existe pas d’étude sanitaire à l’échelle de la race, et la population enregistrée est minuscule ; la profondeur du pedigree est donc la première question à poser à tout éleveur. Demande un score de hanche et un examen ophtalmologique. Au quotidien, les risques sont la surchauffe, la prise de poids chez un chien qui ne fait pas assez d’exercice, et les dégâts causés par un chien qui s’ennuie ; la documentation sur la race mentionne également la torsion gastrique, l’entropion et la cataracte, et estime l’espérance de vie entre 10 et 15 ans.

Adapte la ration du Canadian Eskimo Dog au travail qu'il fait réellement, et l'écart peut être grand : un chien attelé au traîneau tout l'hiver brûle bien plus que le même chien qui traîne au chaud l'été. Pèse les repas et ajuste-les à la saison et à la charge de travail plutôt que de laisser la gamelle en pilotage automatique, et garde-le mince : c'est un athlète fait pour tirer, et le poids en trop lui vole justement ce qui fait la race. Le standard note même une réponse presque excessive à la nourriture, alors compte les friandises dans la ration du jour et ne laisse pas la nourriture à disposition.

Combien nourrir un Canadian Eskimo Dog ? →

Guide des chiots

Un chiot Canadian Eskimo Dog est un chien de travail en devenir : la première année tient au corps et aux bonnes manières plus qu'aux kilomètres. Garde la traction lourde et l'exercice répétitif légers tant que les articulations se forment, et laisse le vrai travail venir petit à petit. Fais-le socialiser le plus largement possible : c'est une race primitive, tournée vers la meute, avec une forte réponse à tout ce qui l'entoure, et du temps passé tôt et sans hâte avec des gens, des lieux et d'autres chiens est ce qui transforme cette intensité en adulte posé. Apprends-lui tôt un interrupteur pour se poser, garde-le au frais, et souviens-toi que l'instinct de chasse est déjà là, sous le chiot.

Consulte la liste complète des choses à faire pour l'arrivée d'un nouveau chiot →

Éducation

Éduque à la récompense, commence tôt et reste lucide sur le plafond. C'est une race primitive, tournée vers la meute, qui apprend mais n'a jamais été sélectionnée pour être docile entre quatre murs, et son passé de chasseur n'a rien de décoratif : ces chiens repéraient les trous de respiration des phoques et tenaient en respect le bœuf musqué et l'ours polaire. Un rappel fiable près du bétail ou des petits animaux n'est pas un objectif que tu atteindras, alors enterre la clôture autant que tu la montes haut, et considère la liberté sans laisse comme hors de question. Garde les séances courtes et gratifiantes, et travaille avec l'instinct plutôt que contre lui.

En savoir plus sur l'apprentissage du rappel par récompense →

Espérance de vie

Le Canadian Eskimo Dog vit 10 à 15 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête. La seule indication sur la longévité du Canadian Eskimo Dog vient de la littérature de race : pas de données d'étude, et une population inscrite réduite. Tu lui donnes les meilleures chances d'atteindre le haut de cette fourchette comme la race a toujours été tenue saine : un poids mince, beaucoup de vrai travail, un climat frais pour le faire, et des parents issus d'un pedigree aussi profond qu'un petit pool génétique le permet.

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Questions fréquentes

Le chien esquimau canadien, c'est la même chose que le chien du Groenland ?

Génétiquement, oui ; sur le papier, non. Brown et ses collègues (Heredity, 2015) ont testé des marqueurs autosomiques, paternels et maternels chez les races arctiques et ont conclu que les chiens inuits du Canada et le chien du Groenland ne devaient pas être considérés comme deux races distinctes : tous deux descendent des chiens de Thulé, tous deux ont conservé leur ascendance autochtone malgré la colonisation, et tous deux se distinguent clairement du husky sibérien, du malamute d’Alaska et du husky d’Alaska. Les registres n’ont pas suivi. La FCI les répertorie comme deux standards distincts : le n° 211, avec le Canada comme pays d’origine, et le n° 274, sous le patronage du Danemark, et ils sont jugés séparément. Les standards diffèrent dans leurs exigences : le n° 211 fixe la taille entre 58 et 70 cm pour les mâles et entre 50 et 60 cm pour les femelles, répertorie huit robes et disqualifie les yeux bleus, tandis que le n° 274 ne fixe qu’une taille minimale et autorise toutes les couleurs sauf l’albinisme. En pratique, la population canadienne est bien plus petite, et son histoire récente est davantage canadienne que groenlandaise.

Est-ce qu’on peut vivre avec un chien de famille ?

La norme répond d’elle-même à cette question, et la réponse est précise. Elle qualifie la race de « compagnon pour adultes » et précise qu’elle ne doit pas être considérée comme un animal de compagnie pour enfants, en raison de sa réaction quasi systématique à tout stimulus lié à la nourriture, au travail, à la défense ou au jeu. Rien de tout cela ne décrit un chien méchant : l’agressivité et la timidité marquée sont toutes deux des défauts disqualifiants, et la race est suffisamment amicale envers les étrangers pour en faire un piètre chien de garde. Mais il a besoin de tirer pendant des heures par temps frais, il se sent mieux avec d’autres chiens, son instinct de chasseur exclut les promenades sans laisse près du bétail, et il n’a jamais été élevé pour être docile à l’intérieur. Les foyers où l’on pratique le traîneau, avec un terrain sécurisé et un hiver froid, sont parfaits pour lui. La plupart des foyers ne correspondent pas à ce profil.

Pourquoi cette race est-elle si rare ?

Il y a un siècle, environ 20 000 chiens travaillaient dans l’Arctique canadien. Les motoneiges ont remplacé les attelages de chiens dès la fin des années 1950, et au cours de cette même période, des centaines, voire des milliers de chiens ont été abattus par des agents de la GRC et d’autres autorités des colonies de l’Arctique oriental ; la Commission de vérité du Qikiqtani, dans son rapport de 2010, n’a trouvé aucune stratégie fédérale coordonnée visant à mettre fin à l’utilisation des chiens de traîneau par les Inuits, mais a constaté que les lois sur le contrôle des animaux qui étaient appliquées n’étaient souvent jamais expliquées aux propriétaires inuits dont les chiens étaient abattus. Au début des années 1970, il n’en restait plus que quelques centaines. La Fondation pour la recherche sur le chien esquimau, financée par les gouvernements du Canada et des Territoires du Nord-Ouest, a passé six ans à racheter les survivants à des familles inuites des péninsules de Boothia et de Melville ainsi que de certaines parties de l’île de Baffin, et tous les chiens de la race vivante répondant au standard descendent de ce cheptel. Aujourd’hui, moins de 300 sont enregistrés auprès du Club canin canadien. Le Nunavut a fait du qimmiq son animal officiel le 1er mai 2000.

Est-ce que le Canadian Eskimo Dog perd beaucoup de poils ?

Oui, le Canadian Eskimo Dog perd beaucoup de poils, toute l’année ou lors de grandes mues saisonnières. Brosse-le plusieurs fois par semaine et prépare-toi à passer l’aspirateur régulièrement ; ce n’est pas le pelage qu’il te faut si les poils qui tombent sont un critère rédhibitoire pour toi.

Est-ce que le Canadian Eskimo Dog est hypoallergénique ?

Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Canadian Eskimo Dog qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.

Est-ce que le Canadian Eskimo Dog est facile à dresser ?

Ça peut être un vrai défi. Le Canadian Eskimo Dog est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.

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