Grand Anglo-Français Tricolore
Un nez à la française, un galop à l'anglaise, élevé pour chasser le gros gibier — pas pour tenir compagnie à un seul maître.
Infos essentielles
| Taille | Grand · 60 à 70 cm au garrot |
| Poids | 30–35 kg — documentation sur la race ; le standard n'en précise pas |
| Espérance de vie | 10 à 14 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête |
| Énergie | Très élevé — conçue pour galoper avec la meute toute la journée |
| Perte de poils | Court — poil court et dense |
| Pelage | Court, plus ou moins fourni · tricolore : noir sur tout le corps ou taches noires sur fond blanc, fauve clair ou cuivré |
| Groupe | Chien de chasse · Chien de chasse de grande taille (FCI n° 322, groupe 6) |
| Origine | France |
| Groupe FCI | 6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 322 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Grand Anglo-Français Tricolore en chiffres
Les infos du Grand Anglo-Français Tricolore les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants sont élevés : plus de nourriture, des doses plus fortes chez le vétérinaire et une assurance plus chère.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
Le standard FCI n° 322 ne comporte aucune section dédiée au comportement — ce qui est inhabituel parmi les chiens de chasse du groupe 6, dont la plupart mentionnent au moins quelques adjectifs pour décrire le tempérament. Ce qui s’en rapproche le plus est un motif de disqualification : « les chiens agressifs ou trop timides » et tout chien « présentant clairement des anomalies physiques ou comportementales » constituent tous deux des motifs de disqualification, ce qui fixe un seuil minimal de stabilité au travail plutôt que de décrire une personnalité. La littérature sur la race comble le vide laissé par le standard : les sources françaises décrivent un chien doté d’un instinct de chasse très fort, indépendant et un peu réservé quand il est seul, mais qui peut se montrer doux et patient avec la famille avec laquelle il vit dès lors que ses besoins en exercice sont véritablement satisfaits. Ces mêmes sources s’accordent à dire qu’il ne supporte pas bien d’être laissé seul dans une maison ou un appartement — il a été élevé pour courir et aboyer au sein d’une meute sous les ordres d’un chasseur, pas pour tenir compagnie à un seul propriétaire.
Habitudes et particularités
« Tricolore » a une signification bien précise
Le standard n’autorise qu’une seule couleur de robe : tricolore, « le plus souvent avec une couverture noire ou des taches noires plus ou moins étalées », ainsi qu’un « fauve clair ou cuivré sans superposition de noir ». Un motif de poil mélangé, que les Français appellent « louvard », est autorisé, mais « un marbrage excessif n’est pas souhaitable » — un chien qui paraît principalement gris grisonnant s’éloigne du type.
Une seule taille, pas de distinction entre les sexes
La plupart des standards de la FCI pour les chiens de chasse indiquent une fourchette de hauteur différente selon le sexe. Ce n’est pas le cas ici : la fourchette de 60 à 70 cm au garrot s’applique aussi bien aux mâles qu’aux femelles, sans indication de taille idéale ni de tolérance — une fourchette large et unisexe qui laisse place à de réelles variations de taille au sein de la race.
Oreilles placées haut, puis recourbées
Selon le standard, les oreilles doivent être à hauteur des yeux, de longueur moyenne, plates puis légèrement recourbées — placées plus haut et plus courtes que les oreilles basses et satinées de son cousin plus petit, l’Anglo-Français de Petite Vénerie (FCI n° 325). C’est l’un des rares critères morphologiques qui permettent de distinguer les deux races au premier coup d’œil.
La seule règle concernant le tempérament, c'est une ligne que tu peux franchir
Le standard ne mentionne aucun trait de personnalité — pas de « affectueux », pas d’« obéissant », rien qui ressemble aux clauses comportementales inscrites dans la plupart des standards du Groupe 6. Le seul mot qu’il consacre à ce sujet disqualifie les « chiens agressifs ou trop timides ». Tout ce qui va au-delà de cette ligne, y compris ce profil, provient de la façon dont la race est réellement élevée, et non du texte de la FCI.
Santé
Le standard ne dit rien sur la santé, et les sources françaises ne s'accordent vraiment pas sur la longévité, avançant entre 10 et 14 ans sans aucune enquête à l'échelle de la race pour l'appuyer. Comme pour tout grand chien courant actif, ce sont les précautions générales qui comptent : renseigne-toi auprès de l'éleveur sur le dépistage de la dysplasie de la hanche, et apprends à reconnaître les signes de la dilatation-torsion de l'estomac, ce retournement rapide et dangereux qui menace tout grand chien à poitrine profonde. La population est réduite et concentrée dans les chenils de chasse français, alors renseigne-toi aussi sur la profondeur du pedigree : une lignée courte et étroitement apparentée est le vrai risque dans une race aussi rare.
Alimentation
| Exercice | C’est un chien de meute conçu pour galoper toute une journée à travers des terrains accidentés et ouverts, propices à la chasse au gros gibier, et ses besoins en exercice sont adaptés à ce travail, pas à la promenade de l’après-midi d’un animal de compagnie. Les sources spécialisées décrivent son instinct de chasse comme très fort et considèrent que le fait de le laisser sans laisse est vraiment risqué pour cette raison : une fois qu’il a repéré une piste, on ne peut pas être sûr qu’il revienne. Si tu le gardes seul plutôt qu’en meute, il a besoin d’un espace bien clôturé et suffisamment grand, ainsi que de nombreuses heures d’exercice que la plupart des foyers ne peuvent pas lui offrir tous les jours. |
| Toilettage | Le poil est court et « plus ou moins épais » selon la description du standard, et il suffit de le brosser une fois par semaine pour qu’il reste en bon état ; la mue est légère. Les oreilles — de longueur moyenne, plates puis recourbées, placées au niveau des yeux — sont la seule chose qu’il vaut mieux vérifier régulièrement, surtout après une journée passée à suivre une piste dans les fourrés. |
| Éducation | Le standard ne donne aucune indication sur le dressage, contrairement à certains cousins du Groupe 6 dont les standards en précisent un. Les sources sur la race décrivent un chien indépendant et un peu réservé lorsqu’il est seul, mais docile surtout au sein de la meute avec laquelle il a été élevé pour courir — s’il travaille ou s’entraîne seul, il va à l’encontre d’une grande partie de cet instinct. Un travail de rappel précoce et régulier est plus important ici que dans la plupart des chiens de chasse, vu la force et le risque que présente, selon les rapports, son instinct de chasse. |
| Santé | La norme ne mentionne pas les questions de santé, et aucun chiffre d’espérance de vie cité pour cette race ne repose sur une enquête à l’échelle de la race — les sources françaises divergent vraiment, avançant des chiffres allant de 10 à 14 ans. Comme c’est un grand chien de chasse actif, les précautions générales s’appliquent : renseigne-toi sur le dépistage des problèmes de hanches et apprends à reconnaître les signes de dilatation-torsion de l’estomac. La population est petite et concentrée dans les chenils de chasse français, donc ça vaut le coup de te renseigner aussi sur la profondeur du pedigree. |
Bâti pour galoper en meute toute la journée, ce chien courant mange selon une charge de travail sérieuse, alors adapte la ration au travail qu'il fournit vraiment et laisse la saison fixer la quantité. Garde-le mince et sec — des côtes faciles à sentir sous le poil court — car un chien courant porte mieux la forme que la graisse. C'est une race grande et à poitrine profonde, et la dilatation-torsion est un risque réel pour cette conformation : répartis donc la ration du jour sur deux repas et tiens la course intense bien à l'écart de l'heure des repas, avant comme après.
Guide des chiots
Un chiot Grand Anglo-Français Tricolore est presque toujours élevé dans un chenil de chasse pour courir avec une meute, donc un chiot accueilli autrement a besoin d'un vrai plan. La chose la plus importante à installer la première année, c'est le rappel, ancré tôt et tenu ferme, car l'instinct de chasse est décrit comme très fort et la fiabilité sans laisse comme vraiment risquée : une voie tire au-delà d'un ordre qui n'est pas solide. Fais-le socialiser largement, donne au chien en croissance de l'espace et de l'exercice réels plutôt qu'un appartement et une laisse, et garde ces oreilles enroulées propres dès le départ.
Consulte la liste complète des choses à faire pour l'arrivée d'un nouveau chiot →
Éducation
Le standard ne donne aucune indication sur l'éducation, et les sources de race décrivent un chien indépendant et assez réservé, docile surtout dans le contexte de la meute avec laquelle il a été sélectionné pour courir : travaillé seul, il va à l'encontre d'une bonne partie de cet instinct. Un rappel travaillé tôt et de façon régulière compte ici plus que pour la plupart des chiens courants, vu la force et le risque attribués à son instinct de chasse. Garde des séances positives, donne au nez de vrais métiers, et aborde-le en sachant que tu orientes un chien de meute pour le grand gibier, pas que tu élèves un compagnon obéissant.
En savoir plus sur l'apprentissage du rappel par récompense →
Espérance de vie
Le Grand Anglo-Français Tricolore vit 10 à 14 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête. Les âges cités viennent d'une littérature de race qui ne s'accorde pas avec elle-même, pas d'une enquête, alors lis la fourchette comme un repère et non une promesse. Ce qui garde un grand chien courant de travail en forme est simple : un poids mince, des hanches à dépister, un œil sur les signes de la dilatation-torsion, et les heures de vraie course pour lesquelles la race a été bâtie. Et comme la population est réduite et entretenue en parenté étroite, interroge l'éleveur sur la profondeur du pedigree : c'est ici une question aussi honnête que n'importe quel résultat de test.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que « Anglo-Français » veut dire exactement ? Est-ce que ce chien a un peu de Foxhound anglais en lui ?
Oui, littéralement. Au XIXe siècle, les chasseurs français ont croisé des chiens de meute comme le Poitevin et le Gascon-Saintongeois avec le Foxhound anglais pour ajouter de la vitesse et de l’endurance au flair français, et la FCI classe toujours le résultat comme « Anglo-Français ». C’est ça, la vraie différence entre ce chien et les trois chiens de chasse « Français » avec lesquels on le confond : le Français Tricolore (n° 219 de la FCI) a le même pelage tricolore, et le Français Blanc et Noir (n° 220) ainsi que le Français Blanc et Orange (n° 316) partagent le même pays d’origine et le même type général — tous les trois ont été élevés sans croisement avec le fox-hound, et sont plus proches de la lignée plus ancienne, purement française. Mêmes couleurs, même pays, mais des origines différentes.
Le mot « Grand » dans le nom, c'est juste une indication de taille, comme pour la version Petite Vénerie ?
Non — c’est une race différente, pas une version plus petite de la même race. Le Grand Anglo-Français Tricolore, qui mesure entre 60 et 70 cm, est conçu et élevé pour le gros gibier : cerfs, chevreuils, sangliers. L’Anglo-Français de Petite Vénerie (n° 325 de la FCI) est une race distincte, plus petite, dont la taille se situe plutôt entre 48 et 56 cm selon la documentation sur la race, et qui est spécialement élevée pour le petit gibier comme le lièvre et le renard. Ils partagent une ascendance anglo-française et une ressemblance familiale, mais la FCI les considère comme des races distinctes régies par des standards différents, et non comme des variantes de taille d’une même race.
Les Grands Anglo-Français Tricolores font-ils de bons animaux de compagnie pour la famille ?
C’est rare, et le standard de la race ne prétend pas le contraire : il ne contient aucune mention concernant la vie de famille ou l’affection. C’est un chien de meute de travail, élevé et encore principalement détenu dans des chenils de chasse français où il traque le gros gibier, avec une envie de chasse que les éleveurs qualifient de très forte et une fiabilité hors laisse qu’ils jugent véritablement risquée. Quelques-uns ont été placés comme animaux de compagnie, surtout en Amérique du Nord, mais c’est une exception par rapport à l’usage habituel de la race, pas la norme pour laquelle elle a été créée — une maison ou un appartement, et un foyer avec un seul chien, ne correspondent pas du tout à ce dont ce chien a besoin.
Est-ce que le Grand Anglo-Français Tricolore perd beaucoup de poils ?
Pas grand-chose. Le Grand Anglo-Français Tricolore est une race qui perd peu de poils, donc il y a très peu de poils qui traînent dans la maison. Il a quand même besoin d’un toilettage régulier, mais tu n’auras pas à te battre contre des montagnes de poils.
Est-ce que le Grand Anglo-Français Tricolore est hypoallergénique ?
Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, mais le Grand Anglo-Français Tricolore s’en rapproche plus que la plupart des autres : son pelage qui mue peu libère moins de squames, ces particules qui déclenchent les allergies. Beaucoup de personnes allergiques s’en sortent bien avec cette race, mais passe un peu de temps avec un chien de cette race avant de te lancer.
Est-ce que le Grand Anglo-Français Tricolore est facile à dresser ?
Ça peut être un vrai défi. Le Grand Anglo-Français Tricolore est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.