Kintamani
Le spitz des montagnes de Bali, blanc avec des oreilles bordées de beige, est la première race indonésienne à figurer sur la liste de la FCI.
Infos essentielles
| Taille | Taille moyenne · 49–57 cm (mâles), 44–52 cm (femelles) |
| Poids | 15–18 kg (mâles), 13–16 kg (femelles) |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans — documentation sur les races ; le standard n'en prévoit aucune |
| Énergie | Modéré à élevé — 1 à 2 heures par jour à lire de la documentation sur les races |
| Perte de poils | Constante toute l'année, plus abondante lors de la mue du sous-poil |
| Pelage | Double pelage rugueux avec une collerette · uniquement blanc, noir, fauve ou bringé |
| Groupe | Chiens non sportifs · Spitz asiatiques et races apparentées (FCI n° 362, groupe 5) |
| Origine | Sukawana, district de Kintamani, Bali, Indonésie |
| Groupe FCI | 5 — Chiens de type spitz et de type primitif · FCI 362 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Kintamani en chiffres
Les infos du Kintamani les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Prévois des frais courants réguliers : alimentation moyenne, soins vétérinaires de routine et assurance.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
Vigilant, intelligent, alerte, doux, fidèle et facile à dresser : six mots qui résument tout ce que le standard dit sur son caractère. Il est répertorié comme chien de compagnie ; les chiens agressifs ou trop timides sont disqualifiés, et il n’y a pas d’épreuve de travail. La documentation sur la race provenant de Bali et les travaux génétiques sur la race donnent une image plus complexe, décrivant un chien indépendant et territorial qui garde un enclos et choisit ses maîtres. Ces deux descriptions sont honnêtes et parlent bien du même animal. Il tisse des liens solides et étroits, se laisse bien dresser par quelqu’un qu’il a choisi, et considère un visiteur inattendu comme un problème à signaler. C’est quand il rencontre d’autres chiens ou d’autres animaux que ça se complique le plus : le tempérament qui le rendait utile dans un foyer balinais ne va pas de pair avec l’envie de partager la cour. Une socialisation précoce et patiente fait toute la différence entre un bon chien de garde et un chien qui aboie sur tout et n’importe quoi.
Habitudes et particularités
Quatre couleurs, pas de cinquième
Blanc, noir, fauve ou bringé. Toute autre couleur est un défaut disqualifiant, qui exclut du ring un chien par ailleurs typique, uniquement à cause de sa robe. Les chiens blancs doivent avoir les bords des oreilles de couleur biscuit ; une oreille entièrement blanche est acceptée mais n’est pas privilégiée.
Badong et bulu gumba
Les poils longs et raides qui entourent le cou ont un nom dans le standard, « badong », tout comme le pelage plus long au-dessus du garrot qui descend le long du dos, appelé « bulu gumba ». Ces deux caractéristiques sont plus marquées chez les mâles, et un juge qui examine deux chiens de la même couleur repérera d’abord le sexe en observant les épaules.
Les oreilles dressées dès son premier anniversaire
Les oreilles doivent être complètement dressées à partir de 12 mois ; un chien dont les oreilles ne sont pas dressées à cet âge ou plus tard est disqualifié. Elles sont situées légèrement en dessous du sommet du crâne, bien écartées, de forme triangulaire avec des extrémités arrondies, et tournées vers l'avant.
Les chiots dans le sous-sol
On dit que les chiennes creusent des terriers dans le sol et y mettent bas, une habitude que la race a conservée des chiens errants de Bali dont elle est issue. Cette information provient de la littérature scientifique plutôt que du standard, mais c’est le détail que les propriétaires à Bali mentionnent en premier.
À noter
| Exercice | Une à deux heures par jour de promenade, d’exploration et de jeu, en laisse longue quand il y a du bétail ou des chiens en liberté dans les parages. Élevé comme chien de compagnie plutôt que pour un travail impliquant des épreuves, il a donc besoin de moins de marche qu’une race de traîneau ou de berger, mais il reste quand même agité et bruyant si on se contente de courtes sorties dans le jardin. |
| Toilettage | Un brossage minutieux deux fois par semaine, tous les jours pendant la mue saisonnière, en accordant une attention particulière à la collerette et à la queue frangée, là où le sous-poil a tendance à s’emmêler. Un bain toutes les six semaines environ suffit amplement. Un poil trop fin sur la queue est un défaut disqualifiant, ce qu’il vaut mieux savoir avant de sortir la tondeuse. |
| Éducation | La norme dit que c’est facile à éduquer, et c’est vrai pour la vie en famille. Ce qui est plus délicat, c’est le travail : socialise le chiot avec les visiteurs, la circulation, les autres chiens et les autres espèces dès le jour où il arrive à la maison, et récompense le calme aussi délibérément que tu récompenses l’obéissance. Des séances courtes, des règles claires, pas de manipulation excessive — un spitz indépendant qui décide que tu es injuste arrête tout simplement de coopérer. |
| Santé | Les chiffres, c’est là que ça coince. Il n’y a pas d’étude sur la santé de la race, la reconnaissance par la FCI ne date que de quelques années, et les 12 à 15 ans cités partout proviennent de la littérature sur la race plutôt que de données d’études. La population fondatrice est large, ce qui est un atout, mais demande à un éleveur les résultats des examens des hanches et des yeux, ainsi que le pedigree du chien. Originaire d’un haut plateau frais à 1 500 m d’altitude, il a besoin d’ombre, d’eau et de promenades matinales dans un climat chaud de plaine ; son double pelage retient l’humidité, alors vérifie sa peau sous la collerette. |
Espérance de vie
Cette race a une espérance de vie typique de 12 à 15 ans — documentation sur les races ; le standard n'en prévoit aucune.
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Questions fréquentes
Le Kintamani est-il officiellement reconnu ?
À titre provisoire. La FCI a publié le standard n° 362 le 13 juin 2018 et a accepté la race à titre provisoire le 20 février 2019, ce que la presse indonésienne a présenté à l’époque comme une reconnaissance internationale. Le statut provisoire signifie que la race figure dans la nomenclature et peut être présentée lors des événements de la FCI, mais qu’elle n’est pas encore éligible au titre de championne internationale de beauté, et la page de la FCI n’indique aucune date définitive. C’est la première race indonésienne à en être arrivée là.
C'est juste un chien errant de Bali avec un pedigree ?
Ça vient d’eux, et la génétique le dit clairement : une étude publiée en 2005 dans le Journal of Heredity a révélé que le Kintamani est issu des chiens errants de Bali, avec très peu de perte de diversité génétique, et qu’il est plus proche du dingo australien que des races asiatiques reconnues par l’AKC. Ce qui distingue les deux aujourd’hui, c’est la sélection et un standard écrit : une taille fixe, une silhouette rectangulaire, des oreilles dressées à douze mois, un double pelage rude avec une collerette, et quatre couleurs autorisées. La population de chiens errants de Bali a le poil court et se décline dans toutes les couleurs.
Est-ce un bon chien de famille ?
Pour sa propre famille, oui, et sans aucun doute. Il est affectueux à la maison, facile à dresser avec les personnes en qui il a confiance, et c’est un chien de garde né, sans qu’on ait besoin de le lui apprendre. Les mises en garde sont réelles : il est territorial avec les étrangers, souvent difficile avec les autres chiens et les petits animaux, et il a besoin d’un foyer qui le socialise sérieusement dès son plus jeune âge. En dehors de l’Indonésie, il est aussi difficile à trouver, et un climat chaud et humide lui pèse davantage qu’à la plupart des races tropicales, justement parce qu’il vient d’une montagne fraîche, pas d’une plage.
Est-ce que le Kintamani perd beaucoup de poils ?
Modérément. Le Kintamani perd pas mal de poils, de façon régulière tout au long de l'année, avec des périodes saisonnières où la perte est plus importante. Un brossage hebdomadaire permet d'éliminer la plupart des poils morts de tes sols et de tes vêtements.
Est-ce que le Kintamani est hypoallergénique ?
Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Kintamani qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.
Est-ce que le Kintamani est facile à dresser ?
Dans la mesure du raisonnable. Le Kintamani est capable d’apprendre si tu fais preuve de cohérence et que tu le récompenses, même s’il n’est pas le plus vif d’esprit. Privilégie les séances courtes et positives, et fais preuve de patience pour les bases, comme le rappel.