Tornjak
Son nom vient de l'enclos à moutons, et elle a été reconstituée à partir des chiens qui restaient.
Infos essentielles
| Taille | Grande taille · Mâles : 65 à 70 cm, femelles : 60 à 65 cm (±2 cm) |
| Poids | Pas de norme établie · généralement 35 à 45 kg pour les mâles, 30 à 40 kg pour les femelles |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans |
| Énergie | Rythme modéré — un long trot de travail plutôt qu'un sprint |
| Perte de poils | Poil épais — long poil de couverture sur un sous-poil laineux d'hiver |
| Pelage | Long, épais, rêche · bicolore, généralement blanc avec des taches bien distinctes |
| Groupe | Chien de travail · Chien de montagne (FCI n° 355, Groupe 2) |
| Origine | les Alpes dinariques de Bosnie-Herzégovine et de Croatie |
| Groupe FCI | 2 — Pinscher et Schnauzer, molossoïdes et bouviers suisses · FCI 355 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Tornjak en chiffres
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Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants sont élevés : plus de nourriture, des doses plus fortes chez le vétérinaire et une assurance plus chère. Son poil passe aussi chez le toiletteur toutes les quelques semaines : une vraie ligne de budget.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
Le standard de la FCI est plus élogieux à l’égard de cette race que ne le sont généralement les standards des chiens de garde de troupeaux : stable, amical, courageux, obéissant, intelligent, plein de dignité et de confiance en soi, dévoué à son maître et très calme en sa présence. Il va plus loin en précisant qu’il apprend vite, garde longtemps les choses en mémoire et est facile à dresser. Compare ça à d’autres chiens de garde de troupeaux plutôt qu’à un retriever. Le même paragraphe le décrit comme féroce quand il s’agit de protéger ce qui lui a été confié, impossible à corrompre et méfiant envers les étrangers, et rien de tout ça n’est de la poudre aux yeux. C’est un chien élevé pour rester dehors avec le troupeau toute la nuit sans maître à l’horizon, décidant tout seul de ce qui constitue une menace, et le fait de l’amener dans un jardin ne change rien à ce jugement. Au quotidien, tu as un chien calme et discret à l’intérieur, physiquement affectueux avec ses proches, et qui se met en alerte dès qu’un visage inconnu apparaît au portail. Il est plus docile que la plupart des chiens de son espèce. C’est toujours un chien de garde, et il aura toujours son mot à dire sur qui a le droit d’entrer.
Habitudes et particularités
La queue se lève
Longue, placée à mi-hauteur et très mobile. Elle pend lorsque le chien est détendu et remonte au-dessus du niveau du dos dès qu’il bouge, ce que le standard considère comme une caractéristique de la race. Elle est recouverte d’un pelage abondant avec une plume distincte, et une queue peu fournie est considérée comme un défaut.
Les taches sont la règle, pas l'exception
En règle générale, le Tornjak est bicolore avec des marques distinctes de couleur unie, généralement sur fond blanc. Certains chiens ont un manteau noir avec du blanc autour du cou, de la tête et des pattes ; d’autres sont presque blancs avec seulement de petites taches. Les chiens de couleur unie et ceux présentant une répartition atypique des couleurs sont tous deux disqualifiés, et un masque foncé est considéré comme un défaut.
Ça avance à grands pas
Le standard parle d’un « trotteur » et exige une allure souple et ample, avec une bonne impulsion arrière et une ligne dorsale ferme. Sa morphologie va dans ce sens : presque carrée, bien angulée, avec une ossature ni légère ni grossière. Il est fait pour arpenter une limite toute la journée et pour s’interposer entre les choses, pas pour courir après quoi que ce soit.
Chiens de troupeau et chiens de garde
La description de ses fonctions mentionne le gardiennage et la protection du bétail, puis celle de chien de garde de la ferme, ce qui représente un rôle plus large que ce que la plupart des normes relatives aux chiens de garde prévoient. Le nom va dans le même sens. « Tor » signifie « enclos à moutons » ; le chien tire donc son nom de l’enclos auquel il appartenait plutôt que des animaux qui s’y trouvaient.
À noter
| Exercice | Une heure ou deux de bonne promenade par jour, de préférence sur de la terre plutôt que sur du bitume, et un endroit où il peut faire ses rondes. Il se calme bien une fois ses rondes quotidiennes terminées et n’est pas un partenaire de course, mais un Tornjak qui n’a rien à surveiller et nulle part où se promener devient bruyant et inventif. Une clôture est plus importante que le nombre de kilomètres parcourus. |
| Toilettage | Un brossage hebdomadaire du poil de couverture long et rêche, et un brossage quotidien lorsque le sous-poil laineux d’hiver apparaît. Le standard précise que le poil ne doit pas se séparer le long du dos, ce qui te donne une idée de la densité qu’il est censé avoir. La crinière, les culottes et l’arrière des paturons arrière sont les endroits où les nœuds commencent à se former, et la queue en panache nécessite un passage à part. Le museau et l’avant des pattes restent courts et s’entretiennent tout seuls ; c’est une race qui a la gueule sèche, donc pas besoin de serviette. |
| Formation et visiteurs | Commence tôt, tant que tu peux encore porter le chien. Ce que dit le standard sur la facilité de dressage est vrai selon les critères des maîtres, et le dressage par récompense donne de bons résultats, mais ça n’enlève rien à son instinct de défier un nouveau venu. Apprends-lui l’ordre « à ta place », une routine d’accueil calme et de bonnes manières en laisse dès la première année, socialise-le largement pendant les deux premières années, puis continue à gérer les rencontres à la porte pour le reste de sa vie. Aboyer la nuit est normal pour cette race et ça vaut le coup d’y réfléchir avant de t’engager. |
| Santé | C’est généralement une race robuste avec peu de problèmes signalés, ce qui est normal pour des chiens sélectionnés en montagne. Demande les résultats des examens des hanches et des coudes des deux parents, ainsi qu’un examen ophtalmologique : le standard considère l’entropion et l’ectropion comme des défauts disqualifiants, et pas seulement comme des défauts graves. La poitrine profonde comporte un réel risque de torsion gastrique, alors répartis les repas en plusieurs fois et évite de leur faire faire de l’exercice juste avant de manger. C’est le patrimoine génétique qui mérite vraiment ton attention, car la race a été reconstituée à partir d’un effectif de base limité dans les années 1970 ; renseigne-toi donc sur la profondeur du pedigree et les coefficients de consanguinité plutôt que de te fier aveuglément aux papiers. |
Espérance de vie
Cette race a une espérance de vie typique de 12 à 14 ans.
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Questions fréquentes
Est-ce qu'un Tornjak peut vivre dans un foyer sans bétail ?
Il en est capable, plus facilement que la plupart des chiens de garde de troupeaux, mais ce n’est toujours pas un chien de famille polyvalent. Il n’a pas besoin de moutons pour se mettre en mode garde. Sans troupeau à surveiller, le chien s’occupe de la maison, du jardin et des gens qui s’y trouvent, ce qui fait d’une cage d’escalier commune, d’un jardin donnant sur un sentier ou d’un flux constant de visiteurs inconnus les conditions les plus difficiles que tu puisses imaginer. À son crédit, l’affirmation du standard concernant sa capacité à être dressé tient globalement la route, et la race est calme et sans histoire à l’intérieur une fois qu’elle a fait sa promenade. En revanche : un pelage long qui mue abondamment, un aboiement utilisé sans retenue et à plein volume, et un adulte qui ne se contentera pas de s’en remettre à toi pour décider qui peut entrer. Ça marche avec une clôture sécurisée, un terrain où se promener, des voisins qui ne sont pas à portée de voix pour entendre les aboiements tous les soirs, et un propriétaire prêt à gérer les arrivées pendant une dizaine d’années. Si tu espères avoir un gros chien amical qui accueille les invités, tu devrais d’abord te tourner vers une autre race.
Pourquoi cette race porte-t-elle deux noms de pays ?
C’est en effet ainsi que la FCI l’a enregistrée. Le standard n° 355 s’intitule « Tornjak », avec le nom complet « Chien de berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie », et la ligne d’origine indique « Bosnie-Herzégovine et Croatie ». La nomenclature de la FCI répertorie la race sous les deux pays plutôt que sous l’un seul. La section « histoire » du standard explique pourquoi : les chiens survivants à partir desquels la race a été reconstituée étaient répartis dans les montagnes des deux pays et les vallées environnantes, et le travail de sauvegarde a commencé dans les deux endroits à peu près en même temps, vers 1972. Les anciens noms locaux restent d’usage des deux côtés, notamment « Bosanski Ovčar » et « Hrvatski pas planinac ». En pratique, la plupart des gens appellent simplement ce chien « Tornjak », qui est le nom que la FCI place en premier.
Comment distinguer un Tornjak d'un Šarplaninac ?
La couleur est le critère le plus rapide à évaluer, et ces deux races se situent aux antipodes l’une de l’autre. Le Tornjak doit être bicolore, généralement avec un fond blanc et des taches bien définies ; un chien de couleur unie est disqualifié. Le Šarplaninac, quant à lui, est élevé en couleurs unies, et ce sont les marques blanches trop importantes qui font perdre des points. Le pelage et la silhouette aident aussi à les distinguer. Le Tornjak a un poil de couverture long et grossier, avec une crinière prononcée, des culottes et une queue en panache qui se soulève au-dessus du dos quand il bouge, sur un corps presque carré aux os modérés. Le Šarplaninac est le plus lourd, le plus bas sur pattes et le plus trapu des deux. Ce sont des races distinctes, avec des standards différents et des pays d’origine différents ; ce ne sont pas des variantes régionales d’un même chien, et la FCI les répertorie séparément.
Est-ce que le Tornjak perd beaucoup de poils ?
Oui, le Tornjak perd beaucoup de poils, toute l’année ou lors de grandes mues saisonnières. Brosse-le plusieurs fois par semaine et prépare-toi à passer l’aspirateur régulièrement ; ce n’est pas le pelage qu’il te faut si les poils qui tombent sont un critère rédhibitoire pour toi.
Est-ce que le Tornjak est hypoallergénique ?
Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Tornjak qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.
Est-ce que le Tornjak s'entend bien avec les enfants ?
C'est possible. Le Tornjak est assez sociable et peut bien s'entendre avec les enfants dans un foyer adapté, surtout s'il est socialisé dès son plus jeune âge. Surveille-le quand il est avec de jeunes enfants et apprends au chien et à l'enfant à se respecter mutuellement.
Est-ce que le Tornjak est facile à dresser ?
Dans la mesure du raisonnable. Le Tornjak est capable d’apprendre si tu fais preuve de cohérence et que tu le récompenses, même s’il n’est pas le plus vif d’esprit. Privilégie les séances courtes et positives, et fais preuve de patience pour les bases, comme le rappel.