Français Tricolore
Le chien de meute tricolore français, délibérément sélectionné pour exclure tout sang de fox-hound anglais.
Infos essentielles
| Taille | Grande taille · 62–72 cm (mâles), 60–68 cm (femelles) |
| Poids | 22–36 kg — documentation sur la race ; le standard n'en précise pas |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête |
| Énergie | Très élevé — conçue pour une journée entière de galop |
| Perte de poils | Modéré — poil court et fin |
| Pelage | Robe courte et fine · tricolore : manteau noir, fauve clair ou cuivré, blanc |
| Groupe | Chien de chasse · Chiens de chasse de grande taille (FCI n° 219, groupe 6) |
| Origine | France |
| Groupe FCI | 6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 219 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Français Tricolore en chiffres
Les infos du Français Tricolore les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants sont élevés : plus de nourriture, des doses plus fortes chez le vétérinaire et une assurance plus chère.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
Le standard de la FCI ne dit pratiquement rien sur le caractère en soi — pas de liste d’adjectifs comme on en trouve dans de nombreux standards de chiens de chasse français. Ce qu’il donne, en apparence générale, c’est un seul mot : élégant. Et parmi les défauts disqualifiants, il précise clairement qu’un Français Tricolore ne doit être ni agressif ni trop timide, et que tout chien présentant clairement des anomalies physiques ou comportementales est disqualifié — ce qui fixe les limites extrêmes sans décrire ce qui se trouve entre les deux. La littérature sur la race comble cette lacune en dressant un portrait cohérent : indépendant, vif et travailleur, élevé pour chasser en meute de plusieurs dizaines d’individus et peu enclin à s’adapter à la vie en solitaire. Cette même littérature souligne qu’il est vraiment difficile de le dresser en dehors d’un contexte de chasse, ce qui correspond bien à un chien sélectionné pour son flair, son aboiement et son instinct de meute plutôt que pour l’obéissance individuelle — le standard lui-même ne donne aucune indication sur le dressage.
Habitudes et particularités
À évaluer par rapport au poitevin
Le standard définit en grande partie cette race par comparaison plutôt que par simple description : le stop est plus marqué que chez le Poitevin, les lèvres sont plus épaisses que chez le Poitevin, les pavillons auriculaires sont plus larges que ceux du Poitevin. Le Poitevin sert de point de référence constant, ce n’est pas une simple remarque en passant.
Pas la moindre trace de l'Angleterre
Parmi les défauts, le standard mentionne toute trace apparente de sang de chien de chasse anglais, en particulier au niveau de la tête, et qualifie carrément les têtes de couleur « fumée » de signe de croisement avec le chien de chasse blanc et noir. C’est la ligne de démarcation que le standard trace lui-même entre les races françaises et leurs cousins anglo-français issus de croisements avec des chiens anglais.
Couleur du loup, officiellement
En plus de la tricolore standard aux couleurs vives, la norme autorise une variante grisonnante appelée « couleur loup » : le fauve et le noir se fondent en un gris-brun discret plutôt que de former des blocs bien distincts.
Une touche d'argot, autorisée
Le cou est long et plutôt puissant, et le standard autorise une légère traînée de fanon — l’un des rares endroits où ce chien peut présenter un peu de souplesse, alors que le reste de sa silhouette est ailleurs élancé et fait pour la course.
Santé
Le standard ne fixe aucun poids et ne dit rien de la santé, et aucune étude sur toute la race ne soutient l'espérance de vie qu'on cite d'habitude : la race vit presque uniquement dans les meutes de chasse françaises, pas comme animal de compagnie. Le dépistage des hanches et de la solidité générale relève plus de l'habitude des équipages que d'un programme documenté, alors demande à l'éleveur ce qu'il teste vraiment. Comme pour tout grand chien courant au poitrail profond, il vaut la peine de connaître les signes de la torsion de l'estomac.
Alimentation
| Exercice | C’est un chien de meute conçu pour courir le gros gibier toute une journée d’affilée, pas un chien fait pour une petite balade en laisse autour du pâté de maisons. Donne-lui des heures de vraie distance avec une mission pour son nez — la chasse ou le pistage organisé, là où c’est possible — parce que la littérature sur la race le dit clairement : un chien qui s’ennuie et qui manque d’exercice devient vite malheureux. |
| Toilettage | Son poil court et fin ne nécessite qu’un brossage hebdomadaire et il perd modérément ses poils ; c’est à peu près tout. Veille à ce que ses oreilles tombantes aient un aspect régulier, car toute oreille de chien de chasse longue et rapprochée retient l’humidité et la saleté. |
| Éducation | La norme ne dit rien à ce sujet — pas de mention sur le tempérament, pas de conseils de dressage — et la littérature spécialisée décrit le Français Tricolore comme un chien indépendant et vraiment difficile à dresser en dehors d’un contexte de chasse. Il a été sélectionné pour son flair, son aboiement et son instinct de meute, pas pour obéir aux ordres d’un seul maître à la fois. |
| Santé | La norme ne précise pas de poids et ne dit rien sur la santé, et il n’y a pas d’étude à l’échelle de la race derrière la durée de vie de 12 à 15 ans généralement citée. La population vit presque exclusivement dans des chenils de chasse français plutôt que comme animaux de compagnie, donc les examens de dépistage — hanches, état de santé général — relèvent davantage des habitudes des clubs de chasse que d’un programme documenté. |
C'est un chien de meute de très haute énergie, bâti pour une journée entière de galop, alors nourris-le selon ce travail : un chien en saison et un chien entre deux journées ne sont pas le même chien à la gamelle. Répartis la nourriture du jour chez un chien courant au poitrail profond plutôt qu'un seul gros repas, garde-le mince, et compte tout ce qu'il reçoit un jour de chasse, quand la demande est la plus forte.
Guide des chiots
Le français tricolore est un grand chien courant, né pour courir le grand gibier toute la journée, et un chiot a besoin de sa première année pour une croissance régulière, pas pour les kilomètres précoces : garde le travail physique intense léger tant que les articulations se forment. Fais-le bien socialiser, et commence tôt le rappel et les jeux de flair, car le nez, la voix et l'instinct de meute qui définissent la race apparaissent jeunes. Né pour vivre au milieu de dizaines de congénères de meute, un chiot se sent mieux avec de la compagnie et un travail que tout seul.
Consulte la liste complète des choses à faire pour l'arrivée d'un nouveau chiot →
Éducation
La littérature cynophile est franche : le français tricolore est indépendant et vraiment difficile à éduquer hors d'un contexte de chasse. Il a été sélectionné pour le nez, la voix et l'instinct de meute, pas pour prendre des ordres d'un conducteur à la fois, et le standard n'offre aucune indication d'éducation. Le rappel est le travail qui ne finit jamais vraiment : un chien de meute motivé sur une voie fraîche demande de la poigne, alors ici une conduite précoce et cohérente compte, et un vrai travail pour le nez aide plus que de répéter l'obéissance.
En savoir plus sur l'apprentissage du rappel par récompense →
Espérance de vie
Les français tricolores vivent 12 à 15 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête. L'espérance de vie qu'on cite d'habitude pour le français tricolore vient de la littérature cynophile, pas d'une étude : prends-la comme un repère, pas une promesse. Comme chien courant sec et coureur, un sujet gardé à un poids de travail, avec de la vraie distance chaque jour et issu d'un éleveur qui dépiste hanches et solidité générale a les meilleures chances d'une vie longue et solide.
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre les chiens de chasse « français » et les chiens de chasse « anglo-français » ?
Sang et histoire. Les trois races de Français — Tricolore (FCI n° 219), Blanc et Noir (n° 220) et Blanc et Orange (n° 316) — ont été reconstituées en 1957 principalement à partir de lignées françaises plus anciennes comme le Poitevin et le Billy, et leurs standards excluent activement tout sang étranger : le standard du Français Tricolore disqualifie lui-même toute trace apparente de sang de chien de chasse anglais. Les quatre races anglo-françaises — le Grand Anglo-Français Tricolore (n° 322), le Blanc et Noir (n° 323), le Blanc et Orange (n° 324) et l’Anglo-Français de Petite Vénerie (n° 325), plus petit — existent justement grâce à ce croisement : au XIXe siècle, les éleveurs ont délibérément introduit la vitesse et la fougue du foxhound anglais dans les lignées françaises de chiens de chasse à l’odorat. Mêmes couleurs, même pays, ascendance opposée.
Le Français Tricolore, c'est le même chien que le Grand Anglo-Français Tricolore ?
Non, même si les deux peuvent se ressembler au point de prêter à confusion au premier coup d’œil — ce sont tous les deux de grands chiens de meute français tricolores. Le Français Tricolore (FCI n° 219) descend des lignées du Poitevin et du Billy, et son standard exclut tout sang anglais ; le Grand Anglo-Français Tricolore (n° 322) est issu de croisements délibérés avec des foxhounds anglais et porte cette ascendance par choix. Les éleveurs décrivent le type anglo-français comme courant plus vite et de manière plus autonome sur le terrain ; cette distinction importe bien plus à un maître de chasse qui monte une meute qu’à quelqu’un qui croise l’un ou l’autre de ces chiens en balade, ce qui arrive rarement pour les deux.
Est-ce qu'on garde des Français Tricolores comme animaux de compagnie ?
C'est presque jamais le cas, et ça vaut le coup de le dire clairement. La littérature spécialisée explique qu'il est pratiquement inconcevable que ce chien vive comme animal de compagnie en dehors d'un chenil de chasse : il a besoin d'une meute de ses semblables, de longues heures de course quotidienne et d'une occupation pour son nez, et ses propriétaires racontent qu'il devient malheureux s'il n'y a pas d'autres chiens autour de lui. Si tu veux un chien de chasse à l'odorat comme animal de compagnie, il existe des races spécialement sélectionnées pour ce rôle ; celle-ci n'en fait pas partie.
Est-ce que le Français Tricolore perd beaucoup de poils ?
Modérément. Le Français Tricolore perd pas mal de poils, de façon régulière tout au long de l'année, avec des périodes saisonnières où la perte est plus importante. Un brossage hebdomadaire permet d'éliminer la plupart des poils morts de tes sols et de tes vêtements.
Est-ce que le Français Tricolore est hypoallergénique ?
Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Français Tricolore qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.
Est-ce que le Français Tricolore s'entend bien avec les enfants ?
C'est possible. Le Français Tricolore est assez sociable et peut bien s'entendre avec les enfants dans un foyer adapté, surtout s'il est socialisé dès son plus jeune âge. Surveille-le quand il est avec de jeunes enfants et apprends au chien et à l'enfant à se respecter mutuellement.
Est-ce que le Français Tricolore est facile à dresser ?
Ça peut être un vrai défi. Le Français Tricolore est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.