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Griffon Nivernais

Griffon Nivernais

Un pelage dur et ébouriffé, que le standard appelle « barbouillaud », conçu pour se frayer un chemin à travers les ronces à la poursuite du sanglier — et non pour avoir l’air hirsute.

En bref : Le Griffon Nivernais est un chien de chasse français de taille moyenne originaire du Nivernais, au centre du pays, dont la morphologie est presque entièrement adaptée à une seule tâche : traquer le sanglier à travers les ronces, les épines et les fourrés denses où un chien à poil lisse serait mis en pièces. Son propre standard décrit son pelage comme « dur et ébouriffé » — « barbouillaud » en français — sur un corps qu’il qualifie de « sec au niveau des membres et des muscles, destiné à assurer une endurance plutôt que la vitesse ». Les mâles mesurent entre 55 et 62 cm au garrot, les femelles entre 53 et 60 cm, avec une tolérance de 1 cm dans chaque sens ; le standard ne précise pas de poids, mais la littérature sur la race l’estime à environ 22–25 kg. L’histoire du standard lui-même reste prudente quant à ses origines lointaines : la race « pourrait descendre » des chiens de chasse gaulois utilisés par les Gaulois et des « chiens gris de Saint-Louis » — le légendaire Chien Gris de Saint-Louis des meutes royales françaises du Moyen Âge — mais il précise que c’est une hypothèse, pas un fait, puisqu’aucun pedigree ne relie les deux. Ce qui est avéré, c’est qu’il a failli disparaître et qu’il a connu deux renaissances : très prisé pendant deux siècles jusqu’à ce que François Ier le retire des meutes royales au profit de chiens blancs, il n’a survécu que grâce aux nobles du Nivernais jusqu’à la Révolution française, où la race « semblait avoir complètement disparu » ; recréée un siècle plus tard à partir du cheptel que ces nobles avaient préservé, puis renforcée au tournant du XXe siècle avec du sang de Griffon vendéen, de Foxhound et d’Otterhound. Le club dédié à la race remonte à 1925. La FCI le classe dans le groupe 6 des chiens de chasse à l'odorat, section 1.2 des chiens de chasse de taille moyenne, avec une épreuve de travail, et sa fonction officielle est restée inchangée : chasser le sanglier, la plupart du temps en meute mais parfois en solo.

Infos essentielles

TailleTaille moyenne · 55 à 62 cm (mâles), 53 à 60 cm (femelles)
Poids22–25 kg — documentation sur la race ; le standard n'en précise pas
Espérance de vie10 à 13 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête
ÉnergieDe haute lignée — élevé pour passer des journées entières dans les terrains accidentés où vivent les sangliers
Perte de poilsModéré — poil long et rugueux, à brosser chaque semaine
PelagePoil long, rêche, hirsute, jamais laineux ni bouclé · fauve foncé (pointes noires), couleur lièvre à gris sanglier
GroupeChien de chasse à l'odorat · Chiens de chasse de taille moyenne (FCI n° 17, groupe 6)
OrigineNivernais, France
Groupe FCI6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 17

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Scent obsession

Le Griffon Nivernais en chiffres

Les infos du Griffon Nivernais les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.

Prix

Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Prévois des frais courants réguliers : alimentation moyenne, soins vétérinaires de routine et assurance.

On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.

Longévité
10 à 13 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête
Poids
22–25 kg — documentation sur la race ; le standard n'en précise pas
Taille
Taille moyenne · 55 à 62 cm (mâles), 53 à 60 cm (femelles)
Perte de poils
Modéré — poil long et rugueux, à brosser chaque semaine
Couleurs
Poil long, rêche, hirsute, jamais laineux ni bouclé · fauve foncé (pointes noires), couleur lièvre à gris sanglier

Tempérament

La norme divise son caractère en deux, et la chasse au sanglier traverse ces deux moitiés. Comportement : « Très bon flair, regard perçant, et apprécie particulièrement les terrains difficiles et les fourrés. » Tempérament : « Excellent pour approcher le gibier et très bon chasseur, il fait preuve de courage en tenant bon sans être téméraire. Son courage et son esprit d’initiative lui permettent d’être utilisé avec succès en petites meutes pour la chasse au sanglier. Même s’il apprend facilement à chasser ce gibier, il se montre parfois têtu et indépendant, et son maître doit savoir comment le faire obéir dès son plus jeune âge. » Si tu enlèves tout le vocabulaire de chasse, ce qui reste, c’est un chien fait pour tenir tête à un animal capable de le tuer, puis de rentrer à la maison et, selon la documentation sur la race, d’accueillir tout le monde — « aime tout le monde », c’est l’expression qu’utilisent les sources françaises. C’est cette combinaison qui fait tout l’intérêt de la race, ce n’est pas une contradiction : un chien de chasse au sanglier élevé par des chasseurs a justement besoin de ce mélange de courage sur le terrain et de docilité à la maison, et si tu ne veux que la deuxième partie, tu ferais mieux de chercher ailleurs.

Bon à savoir : Standard FCI n° 17 — Groupe 6 : Chiens de chasse à l'odeur et races apparentées, Section 1.2 : Chiens de chasse de taille moyenne, avec épreuve de travail, origine : France. La FCI a reconnu la race de manière définitive le 15 décembre 1959 ; le standard en vigueur a été publié le 24 mars 2004, et sa langue officielle est le français.

Habitudes et particularités

Barbouillaud, selon les propres termes du standard

Le standard ne se contente pas de qualifier le pelage de « hirsute » : il lui donne un nom précis : « barbouillaud », un mot français qui signifie quelque chose comme « barbouillé » ou « enduit ». Concrètement, ça veut dire un poil « long, hirsute et touffu, suffisamment solide et rugueux », jamais laineux ni bouclé, assez épais pour que « le ventre et l’intérieur des cuisses ne soient pas glabres ». Le pelage d’un griffon n’est pas juste un look ; pour ce chien, c’est une armure contre les épines et les ronces du Nivernais, là où la chasse a vraiment lieu.

Un nuancier créé par des chasseurs

Chaque poil d’un Griffon Nivernais est censé être « toujours foncé » — avec une pointe plus foncée que la base — sur un fond fauve qui, selon le standard, « peut être plus ou moins foncé mais jamais orange ». Selon l’intensité de ce fonçage, le standard nomme le résultat « couleur lièvre », « gris loup » ou « gris bleu », et la présence de poils blancs épars le fait pencher vers le « gris sanglier ». C’est un vocabulaire de couleurs conçu pour les gars qui chassaient avec ce chien, pas pour un ring d’exposition.

Disparu une fois, reconstruit deux fois

Le résumé historique de cette race est d’une franchise inhabituelle quant à ses propres lacunes : très prisée pendant deux siècles jusqu’à ce que François Ier la retire des meutes royales au profit des chiens blancs, elle a été maintenue en vie par une poignée de nobles du Nivernais, puis a « semblé avoir complètement disparu » aux alentours de la Révolution française. Ce qui existe aujourd’hui a été recréé un siècle plus tard à partir du cheptel que ces nobles avaient préservé, puis complété vers 1900 par du sang de griffon vendéen, de fox-hound et d’otterhound. Le club de la race ne date que de 1925.

Un chien qui fait la tête alors qu’il n’est pas

La description officielle du standard est « d’aspect légèrement triste mais en aucun cas nerveux » — un front marqué et une expression sérieuse qui n’ont rien à voir avec son tempérament sur le terrain. Si tu compares ça à la clause du standard sur le comportement, le décalage est tout à fait intentionnel : ce n’est pas un chien maussade, c’est un chien de chasse conçu pour avoir l’air imperturbable tout en effectuant un travail véritablement dangereux.

Santé

Ni le standard ni la littérature de race générale n'attribue au Griffon Nivernais une affection spécifique, et le consensus est celui d'un chien courant globalement robuste — mais cela ne repose sur aucune enquête à l'échelle de la race, alors prends-le comme un encouragement, pas une garantie. Les points de vigilance qui reviennent sont les otites, à cause des oreilles longues et densément poilues qui se referment sur le conduit, et une sensibilité rapportée à la chaleur plutôt qu'au froid. Hors de France la population est réduite, donc pose des questions sérieuses sur la profondeur du pedigree, garde les oreilles propres et sèches après une journée dans les fourrés, et garde le chien mince.

Alimentation

ExerciceLa description officielle de la fonction de cette race est la chasse au sanglier, principalement en meute mais parfois en solitaire, sur les terrains accidentés et dans les fourrés que la race apprécie particulièrement, selon la norme. Une simple promenade en laisse n’a rien à voir avec ça ; donne-lui une vraie distance quotidienne à parcourir avec une piste à suivre, et ne t’attends pas à une vie tranquille.
ToilettageLe pelage est censé être rude et hirsute, et le couper va à l’encontre de la description même du standard : la tonte adoucit justement la texture qui est censée résister aux ronces. Un brossage hebdomadaire et un épilage à la main de temps en temps suffisent à le maintenir en ordre, et les oreilles mi-longues et couvertes de poils nécessitent un contrôle régulier, car elles se replient pour se protéger du courant d’air, comme c’est le cas chez la plupart des chiens aux oreilles tombantes.
ÉducationL'avertissement de la norme est clair : il « se montre parfois têtu et indépendant, et son maître doit savoir comment le faire obéir dès son plus jeune âge ». Commence tôt, sois cohérent et ne t'attends pas à ce qu'une correction douce l'emporte sur une piste de sanglier fraîche — canaliser son flair fonctionne mieux que de lutter contre lui.
SantéNi la littérature standard ni celle consacrée aux races en général ne font état d’une affection particulière à cette race, et le consensus est qu’elle est globalement robuste. Les points à surveiller régulièrement sont les otites, en raison de ses longues oreilles tombantes au poil dense, et une sensibilité signalée à la chaleur plutôt qu’au froid ; aucune étude sanitaire à l’échelle de la race ne vient étayer ces informations, et en dehors de la France, la population est suffisamment restreinte pour soulever des questions sérieuses quant à la profondeur du pedigree.

Adapte la ration du Griffon Nivernais à ce qu'il fait vraiment. C'est un chien de sanglier mince et bien musclé, bâti pour la longueur de travail sur terrain rude, et une journée entière de chasse lui brûle bien plus qu'une journée tranquille — cale la ration sur la semaine, pas sur le sac. Pèse les repas, compte les friandises d'éducation dans le total et vise des côtes que tu sens sous ce poil hirsute. Un chien mince et en forme travaille plus longtemps et met moins de contrainte sur ses articulations.

Combien nourrir un Griffon Nivernais ? →

Guide des chiots

Un chiot Griffon Nivernais devient un chien de sanglier indépendant et à la volonté bien trempée, et son propre standard est direct : tu dois lui apprendre à obéir « dès son plus jeune âge ». Commence tôt et reste cohérent, fais-le socialiser largement, et construis le rappel avant que le nez ne prenne le dessus. Garde l'exercice doux tant que les articulations se forment plutôt que de lui imposer des kilomètres, habitue-le à de courtes périodes de solitude, et fais le travail maintenant : c'est une race bien plus facile à vivre quand les bases sont posées la première année que quand elles ne le sont pas.

Consulte la liste complète des choses à faire pour l'arrivée d'un nouveau chiot →

Éducation

L'avertissement du standard est direct : le Griffon Nivernais « se montre à l'occasion entêté et indépendant » et te demande de le faire obéir dès le plus jeune âge. Prends-le au mot. Commence tôt, reste cohérent, et ne compte pas sur une correction douce pour l'emporter sur une voie de sanglier bien chaude — canaliser le nez avec un vrai travail gratifiant rend bien plus que le combattre. C'est un chien vif et plein d'allant qui a besoin d'un travail ; donne-lui-en un et l'entêtement aura où aller.

En savoir plus sur l'apprentissage du rappel par récompense →

Espérance de vie

Le Griffon Nivernais vit 10 à 13 ans — documentation sur les races, pas de données d'enquête. Le Griffon Nivernais est un chien courant solide et sans chichis, et aucune affection propre à la race ne pèse sur les 10–13 ans souvent cités — même si aucune enquête à l'échelle de la race ne soutient ce chiffre non plus. On le garde sain comme on le garde heureux : un vrai travail quotidien pour le nez, un poids mince, des oreilles vérifiées et séchées après le temps passé dans les fourrés, et des questions honnêtes sur la profondeur du pedigree, vu le peu qu'il y en a hors de France.

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Questions fréquentes

Que signifie réellement « griffon » dans un nom de race comme celui-ci ?

C’est un type de pelage, pas une décoration : un griffon est un chien à poil dur et raide, élevé exprès comme ça parce qu’un pelage lisse se déchirerait en travaillant dans les zones de ronces et d’épines. Le standard du Griffon Nivernais lui-même décrit son pelage comme « dur et ébouriffé » — « barbouillaud » en français — et « robuste, très résistant et hirsute ». Ce même pelage fonctionnel, dans des couleurs différentes, caractérise ses cousins griffons : le Griffon fauve de Bretagne (FCI n° 66), le Grand Griffon vendéen (FCI n° 282) et le Griffon bleu de Gascogne (FCI n° 32), issu d’un croisement entre le pelage dur et le pelage lisse du Bleu de Gascogne.

Le Griffon Nivernais descend-il vraiment du Chien Gris de Saint-Louis du Moyen Âge ?

C’est l’affirmation traditionnelle, et le standard de la FCI lui-même le précise clairement : il s’agit d’une affirmation, pas d’un fait avéré. La race « pourrait descendre… des chiens gris de Saint-Louis », le « pourrait » jouant un rôle essentiel dans cette phrase. Aucun pedigree ne relie un Griffon Nivernais vivant à une meute royale du XIIIe siècle. Ce qui est avéré, c’est que la race a été très prisée dans les chenils royaux français pendant environ deux siècles, qu’elle a été abandonnée par François Ier au profit des chiens blancs, qu’elle n’a survécu que grâce aux nobles du Nivernais, et qu’elle a semblé disparaître complètement vers l’époque de la Révolution française — avant d’être recréée un siècle plus tard à partir de ce que ces nobles avaient préservé, puis renforcée vers 1900 avec du sang neuf provenant du Griffon vendéen, du Fox-hound et de l’Otterhound. Le chien d’aujourd’hui a une réputation médiévale, mais pas une lignée médiévale ininterrompue.

Quel est le lien entre le Griffon Nivernais et les autres griffons français déjà présents dans ce catalogue — le Griffon Bleu de Gascogne, le Griffon Fauve de Bretagne et le Grand Griffon Vendéen ?

Plus proche de certaines races que d’autres, et pas toujours dans le sens où tu le penserais. Le standard du Griffon Bleu de Gascogne (n° 32 de la FCI) indique qu’il est issu du croisement d’un Bleu de Gascogne avec « un griffon », sans préciser lequel ; d’après la littérature spécialisée, cette race serait la meilleure hypothèse pour ce partenaire non identifié. Le Griffon fauve de Bretagne (FCI n° 66) et le Grand Griffon vendéen (FCI n° 282) ne sont pas des ancêtres ou des descendants avérés de cette race — ce sont des cousins de type, partageant le même pelage dur et résistant aux intempéries, ainsi que la même revendication traditionnelle de descendre des anciens chiens gris de Saint-Louis. Si l’on peut parler de croisement avec la lignée vendéenne, c’est plutôt dans l’autre sens dans l’histoire récente : le standard de cette race attribue sa reconstruction au début du XXe siècle à l’apport de sang neuf issu du Griffon vendéen, et non l’inverse.

Est-ce que le Griffon Nivernais perd beaucoup de poils ?

Modérément. Le Griffon Nivernais perd pas mal de poils, de façon régulière tout au long de l'année, avec des périodes saisonnières où la perte est plus importante. Un brossage hebdomadaire permet d'éliminer la plupart des poils morts de tes sols et de tes vêtements.

Est-ce que le Griffon Nivernais est hypoallergénique ?

Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Griffon Nivernais qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.

Est-ce que le Griffon Nivernais s'entend bien avec les enfants ?

C'est possible. Le Griffon Nivernais est assez sociable et peut bien s'entendre avec les enfants dans un foyer adapté, surtout s'il est socialisé dès son plus jeune âge. Surveille-le quand il est avec de jeunes enfants et apprends au chien et à l'enfant à se respecter mutuellement.

Est-ce que le Griffon Nivernais est facile à dresser ?

Ça peut être un vrai défi. Le Griffon Nivernais est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.

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