Schweizer Laufhund
Quatre variétés suisses, un seul standard FCI — seul le pelage permet de les distinguer.
Infos essentielles
| Taille | Taille · 47–59 cm (mâles 49–59, femelles 47–57) |
| Poids | 18–25 kg — aucune donnée dans le standard ni dans la documentation disponible sur la race ; estimation rédactionnelle basée sur des chiens de chasse de la FCI de constitution similaire |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans — pas de données spécifiques à la race ; fourchette typique pour un chien de chasse de cette taille |
| Énergie | Haut de gamme — conçue pour des journées entières en montagne comme sur terrain plat |
| Perte de poils | Court — poil court, dense et bien couché contre le corps |
| Pelage | Court, lisse, dense, fin sur la tête et les oreilles · couleur spécifique à chaque variété, jamais mélangée |
| Groupe | Chien de chasse · Chien de chasse de taille moyenne (FCI n° 59, groupe 6) |
| Origine | Suisse |
| Groupe FCI | 6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 59 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Schweizer Laufhund en chiffres
Les infos du Schweizer Laufhund les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Prévois des frais courants réguliers : alimentation moyenne, soins vétérinaires de routine et assurance.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
La clause de comportement du standard se résume à une seule phrase : « Vif et passionnément avide de chasse, sensible, docile et très attaché à son maître. » Chaque mot a ici un rôle précis. « Passionnément enthousiaste » correspond à ce qu’affirme la clause d’utilisation, selon laquelle le chien « recherche et chasse avec une grande détermination », même sur un terrain difficile ; « sensible » et « docile » excluent l’obstination bornée que l’on retrouve chez certains chiens de chasse à l’odorat, et « très attaché à son maître » est la description qu’en donne le standard lui-même : c’est un chien fidèle à une seule personne, plutôt qu’un chien qui accueille tout le monde à bras ouverts. Il chasse de manière autonome, pas en meute, et aboie — il aboie fort et sans arrêt quand il a une piste chaude — pour qu’un chasseur à pied puisse suivre sa voix à travers un couvert qu’il ne peut pas voir. Rien de tout ça ne décrit un chien fait pour vivre en appartement ou sur les genoux d’un inconnu ; les clubs de race en Suisse et dans les pays voisins placent les chiots presque exclusivement chez des chasseurs, et un Laufhund qui ne travaille pas est un chien bruyant et frustré.
Habitudes et particularités
Quatre chiens sous un même numéro
En 1882, la Suisse a rédigé un standard distinct pour chacune des cinq variétés régionales de chiens courants. Lors de la révision de 1909, le chien courant de Thurgovie avait disparu, tout comme une lignée plus ancienne de type Saint-Hubert au sein de la lignée du Jura, comme l’indique la section « histoire » du standard lui-même. Le 22 janvier 1933, la FCI a regroupé les quatre races survivantes — le chien de Berne, celui du Jura, celui de Lucerne et celui de Schwyz — en un seul standard toujours en vigueur sous le n° 59, et celui-ci sanctionne toujours la présence d’une couleur inappropriée au mauvais endroit : un chien de Berne est pénalisé s’il présente du fauve sur l’oreille externe, tandis qu’un chien de Schwyz l’est s’il présente du blanc à cet endroit.
Sur une mosaïque romaine, bien avant que quiconque n'ait rédigé une norme
La section historique ne tourne pas autour du pot : elle cite une mosaïque découverte à Avenches, capitale de l’Helvétie romaine, représentant des chiens de meute qui, selon elle, correspondent aux variétés de chiens de chasse suisses. Les chasseurs italiens les recherchaient au XVe siècle et les chasseurs français au XVIIIe, les appréciant pour la chasse au lièvre ; le standard attribue aux mercenaires français le mérite d’avoir ramené chez eux des chiens de piste qui ont à leur tour façonné les lignées de la race. Ce même va-et-vient transfrontalier a plus tard contribué à reconstituer la race française de la Porcelaine (FCI n° 30) après que la Révolution eut dispersé ses meutes — les deux races partagent un échange franco-suisse documenté, et pas seulement une région.
Il chasse tout seul et le dit haut et fort
« Chien de chasse utilisé pour chasser le lièvre, le chevreuil, le renard et parfois le sanglier. Il chasse de manière indépendante en aboyant. Même sur des terrains difficiles, il recherche et chasse avec une grande détermination » — extrait de la clause d’utilisation du standard. « Aboyer » signifie hurler fort et sans arrêt dès qu’il repère une odeur, pour qu’un chasseur à pied puisse suivre sa voix à travers un terrain qu’il ne voit pas. « De manière indépendante » veut dire exactement ce que ça dit : c’est un chien de chasse à l’odorat qui travaille seul, pas un chien de meute qui court aux côtés des autres.
Son cousin aux pattes courtes
Vers 1900, plusieurs cantons suisses ont mis en place des terrains de chasse clôturés où un chien fait pour galoper toute la journée dépassait tout simplement les limites de l’enclos. Les éleveurs ont réagi en créant une version plus petite, aux pattes plus courtes, dans les quatre mêmes lignées de couleur, enregistrée séparément par la FCI sous le nom de Schweizer Niederlaufhund, standard n° 60 ; son propre club de race, fondé en 1905, s’appelait à l’origine le Schweizerischer Dachsbracken Club. Côte à côte, les deux races donnaient l’impression d’appartenir à la même famille, mais à des tailles différentes : 47 à 59 cm pour le Laufhund, 33 à 45 cm pour le Niederlaufhund.
À noter
| Exercice | Élevé pour chasser le lièvre, le chevreuil et le renard sur des terrains que la norme elle-même qualifie de difficiles, « avec une grande détermination » — une simple promenade en laisse ne lui suffit pas. Donne-lui une longue distance quotidienne avec un vrai travail olfactif : la chasse, le pistage ou de longues périodes sans laisse sur des terrains variés lui conviennent bien mieux qu’un simple tour du quartier. |
| Toilettage | Son pelage court, dense et bien couché ne nécessite qu’un brossage occasionnel pour rester soigné, et la perte de poils reste légère toute l’année. Ce sont surtout ses oreilles qui demandent un peu d’entretien — longues, attachées bas et repliées près des joues — et il vaut mieux les vérifier régulièrement pour s’assurer qu’il n’y a pas d’humidité coincée après une journée passée à suivre des pistes au ras du sol. |
| Éducation | Le standard le décrit comme sensible et docile plutôt que têtu, mais son instinct de chasseur est absolu : c’est un chien qui se consacre entièrement à une piste dès qu’il la repère. L’apprentissage du rappel doit commencer tôt et être constant, et les corrections trop sévères vont à l’encontre d’un tempérament que le standard lui-même qualifie de sensible. |
| Santé | Ni le standard de la FCI ni la documentation sur la race consultée pour ce profil ne font état d’une affection spécifique à la race largement reconnue. Vu que la population est petite et principalement composée de chiens de chasse en dehors de la Suisse, se renseigner sur le dépistage des problèmes de hanches et la profondeur du pedigree est une pratique judicieuse pour un chien de chasse à la population réduite, plutôt qu’une exigence officielle du club. |
Espérance de vie
Cette race a une espérance de vie typique de 12 à 14 ans — pas de données spécifiques à la race ; fourchette typique pour un chien de chasse de cette taille.
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Questions fréquentes
Comment distinguer les quatre variétés de Schweizer Laufhund ?
À part la couleur, la morphologie et la taille sont identiques. Le chien de Berne est blanc avec des taches noires ou une selle noire, et des marques fauves au-dessus des yeux, sur les joues, à l’intérieur des oreilles et au niveau de l’anus. Le chien du Jura est fauve avec une couverture noire, ou noir avec des marques fauves, parfois avec une petite tache blanche ou légèrement mouchetée sur la poitrine. Le chien de Lucerne est «bleu» — des poils noirs et blancs mélangés formant une tache dense sur l’ensemble du pelage — avec des taches noires ou une selle noire et des marques fauves. Le chien de Schwyz est blanc avec des taches orange ou une selle orange. Les quatre races partagent un seul standard FCI, le n° 59, et un juge ne peut pas reprocher à un chien d’arborer le motif propre à sa variété.
Le Schweizer Laufhund, c'est le même chien que le Schweizer Niederlaufhund ?
Apparentés, mais pas identiques : des standards FCI différents, des tailles différentes. Les deux existent dans les quatre mêmes variétés de couleur et chassent tous les deux en aboyant, mais le Niederlaufhund (FCI n° 60) a été délibérément sélectionné pour être plus petit vers 1900, lorsque plusieurs cantons suisses ont mis en place des terrains de chasse clôturés trop petits pour un Laufhund rapide et couvrant de vastes territoires. Il mesure entre 33 et 45 cm, contre 47 à 59 cm pour le Laufhund, et son club de race — fondé en 1905 sous le nom de Schweizerischer Dachsbracken Club — s’est spécifiquement organisé autour de ce type plus petit et aux pattes courtes.
Est-ce qu'un Schweizer Laufhund ferait un bon chien de compagnie pour une famille ?
C’est rare, dans la pratique. Cette race est élevée et placée presque exclusivement au sein des cercles de chasse suisses et voisins, où l’on compte sur son flair et son aboiement pour un travail olfactif quotidien ; d’ailleurs, la description même du standard — « passionnément avide de chasse » — ne correspond pas à un tempérament qui supporte bien l’oisiveté. Un foyer capable de lui offrir un véritable exercice quotidien de niveau chasse pourrait convenir ; trouver un éleveur prêt à placer un chiot en dehors des cercles de chasse est généralement le premier obstacle, bien avant la question de l’adéquation.
Est-ce que le Schweizer Laufhund perd beaucoup de poils ?
Pas grand-chose. Le Schweizer Laufhund est une race qui perd peu de poils, donc il y a très peu de poils qui traînent dans la maison. Il a quand même besoin d’un toilettage régulier, mais tu n’auras pas à te battre contre des montagnes de poils.
Est-ce que le Schweizer Laufhund est hypoallergénique ?
Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, mais le Schweizer Laufhund s’en rapproche plus que la plupart des autres : son pelage qui mue peu libère moins de squames, ces particules qui déclenchent les allergies. Beaucoup de personnes allergiques s’en sortent bien avec cette race, mais passe un peu de temps avec un chien de cette race avant de te lancer.
Est-ce que le Schweizer Laufhund est facile à dresser ?
Ça peut être un vrai défi. Le Schweizer Laufhund est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.