American Water Spaniel
Assez petit pour tenir dans la barque, assez solide pour y remonter avec le canard.
Infos essentielles
| Taille | Moyenne · 38–46 cm |
| Poids | 11–20 kg |
| Espérance de vie | 10 à 14 ans |
| Énergie | Élevée — une journée entière de chasse dans 20 kg de chien |
| Perte de poils | Faible à modérée — les boucles retiennent le poil mort |
| Pelage | De l’ondulation large à la boucle serrée sur sous-poil dense · robe unie foie, brune ou chocolat foncé |
| Groupe | Chiens d’eau (standard FCI n° 301, Groupe 8) · AKC |
| Origine | Fox and Wolf river valleys, Wisconsin, États-Unis |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Tempérament
Le standard FCI parle d’intelligence, d’envie de bien faire et d’un abord amical, puis ajoute la phrase qui compte : beaucoup d’énergie et d’ardeur à la chasse, tout en restant contrôlable sur le terrain. La race tient dans cette ligne. L’AWS veut travailler avec quelqu’un plutôt que d’être envoyé travailler seul, et son moteur tourne en permanence sans jamais lui échapper. À la maison, c’est un chien de proximité qui te suit de pièce en pièce et supporte mal les longues journées solitaires : laisse-le enfermé et tu retrouves des aboiements, des trous et un chambranle mâché. Il est nettement plus chaleureux avec sa famille qu’avec les visiteurs : l’AKC, dans son propre texte, parle de distance. Certaines lignées se braquent sur la répétition, d’autres gardent leur gamelle, et les deux se règlent bien plus facilement à dix semaines qu’à deux ans.
Habitudes et particularités
Un chien dimensionné par la barque
Tout, chez lui, a été fixé par l’embarcation : 38–46 cm, 11–20 kg, assez léger pour se déplacer à bord sans faire rouler la coque, des pieds palmés et une queue courbée en berceau. C’est le seul chien de chasse dont le gabarit a été dicté par le véhicule depuis lequel il travaillait.
Il travaille près du fusil
Il quête à portée de tir et revient sans cesse vers toi au lieu de filer vers la haie du fond. Ceux qui ont mené des chiens d’arrêt trouvent souvent l’AWS presque trop collant, ce qui est exactement ce que cherchait un homme seul dans un canoë.
Il a des choses à dire
Aboyer à la porte, ronchonner contre le facteur, commenter à mi-voix ce qu’il est en train de faire : tout cela est normal chez lui. Ce n’est pas une race pour un appartement aux cloisons fines, à moins que quelqu’un lui apprenne le bouton pause dès la première année.
Il préfère novembre à juillet
Le sous-poil existe pour l’eau froide, et beaucoup de maîtres voient leur chien visiblement plus heureux à la mauvaise saison. Dock diving, travail de rapport, pistage : tout lui va. Un après-midi de canicule sur une pelouse, non.
À noter
| Exercice | Une heure à une heure et demie par jour, et plutôt de l’eau, du rapport ou du travail de nez que des boucles de trottoir. Un American Water Spaniel qui s’ennuie se trouve du travail tout seul, en général dans les massifs. |
| Toilettage | Démêle les boucles deux fois par semaine et regarde derrière les oreilles, où les nœuds se forment en premier et masquent le conduit. Le poil porte un gras naturel qui garde le sous-poil sec et qui, après une semaine humide, sent franchement le chien. Le laver souvent retire cette protection : la plupart des maîtres s’en tiennent à quelques bains par an et s’accommodent de l’odeur. |
| Formation | À la récompense, en séances courtes. Il apprend vite, décroche sous la main lourde, et un certain nombre de chiens gardent une gamelle ou une chaussette volée si personne n’y a travaillé quand ils étaient chiots. Socialise tôt et large : la réserve envers les inconnus est normale dans la race, la peur non. |
| Santé | Le club de race américain demande à ses éleveurs un dépistage des hanches, un examen cardiaque et un certificat oculaire délivré par un ophtalmologue vétérinaire. La cataracte et l’atrophie progressive de la rétine sont les deux à citer par leur nom ; l’hypothyroïdie et les allergies cutanées se voient aussi dans la race. |
Questions fréquentes
Un American Water Spaniel est-il un bon chien de compagnie si je ne chasse pas ?
Oui, à condition de remplacer le travail. C’est un chien fait pour passer une matinée froide à travailler pour une seule personne, et la tête comme le moteur qui le rendaient utile dans un marais ne s’éteignent pas dans un salon. Ceux qui font du travail de rapport, du pistage, du dock diving ou de longues promenades quotidiennes ponctuées de rapports d’objet obtiennent un compagnon affectueux, coopératif et de taille moyenne, qui tient dans une maison normale. Ceux qui le laissent seul de huit heures à dix-huit heures obtiennent des aboiements, des trous et des meubles détruits, parce qu’il supporte mal la solitude. La compagnie n’est pas une option chez lui.
Est-ce que son poil sent vraiment ?
Un peu, oui, et c’est le poil qui fait son métier. Le gras d’un chien d’eau à poil bouclé est ce qui garde le sous-poil sec dans l’eau froide, et après une semaine de pluie, le chien sent le chien. Un brossage deux fois par semaine, un séchage correct après la baignade et une surveillance des oreilles règlent l’essentiel. Les shampooings fréquents retirent ce gras et le poil met des semaines à s’en remettre : les éleveurs conseillent quelques bains par an plutôt qu’un rendez-vous mensuel.
Est-il difficile à trouver ?
Difficile, et encore plus hors des États-Unis. L’AKC en enregistre moins de 200 par an et classe la race 167e sur 202 ; on estime la population totale à environ 3 000 chiens, concentrés dans le Wisconsin et le nord du Midwest. Un an d’attente est courant et la plupart des portées passent par le club de race américain. En France, la race est absente des élevages : il faut compter sur un import, puis sur la transcription du pedigree américain au LOF par la SCC. Qui te propose un chiot AWS tout de suite te vend plus probablement un croisé brun et bouclé.