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Poitevin

Poitevin

Conçu pour traquer les loups dans les marais du Poitou ; les loups ayant disparu, il chasse désormais le cerf et le sanglier à la place.

En bref : Le Poitevin est un grand chien de chasse français élevé dans le Poitou, dans le centre-ouest de la France, mesurant entre 62 et 72 cm au garrot pour les mâles et entre 60 et 70 cm pour les chiennes. Son standard s’ouvre sur une phrase inhabituelle pour une race de travail : « un chien de chasse très distingué, alliant à un haut degré de perfection force, élégance et légèreté, et présentant une gamme de couleurs des plus fascinantes » — et les chasseurs français le considèrent d’ailleurs couramment comme le plus rapide et le plus léger des chiens de meute du pays. C’est en chassant le loup qu’il a acquis cette morphologie : des meutes pourchassaient le loup à travers les marais et les plaines du Poitou depuis la fin du XVIIe siècle jusqu’à l’extinction des loups de France dans les années 1930 ; ce n’est qu’alors que la race s’est tournée vers la chasse au cerf et au sanglier, ce que les quelques meutes encore en activité continuent de pratiquer aujourd’hui. La robe couvre toute la gamme prévue par le standard : tricolore avec une selle noire, tricolore avec de grandes taches noires, parfois bicolore blanc et orange, et une variante de couleur loup que le standard qualifie de « assez fréquente » — même s’il exclut catégoriquement le noir et blanc, qui entraîne une disqualification immédiate. La FCI le classe dans le groupe 6, section 1.1, « Chiens courants de grande taille », avec une épreuve de travail obligatoire.

Infos essentielles

TailleGrand · 62–72 cm (mâles), 60–70 cm (femelles)
Poids20,5–30,5 kg — documentation sur la race ; le standard ne précise pas de poids
Espérance de vie10 à 12 ans — aucun chiffre spécifique à la race n’a été publié ; estimation basée sur des chiens de chasse français de grande taille comparables, et non sur des données d’enquête
ÉnergieTrès rapide — élevé pour galoper pendant des heures ; considéré comme le plus rapide des chiens de meute français
Perte de poilsPoil court et brillant
PelagePoil court et brillant · tricolore avec une selle noire ou de grandes taches noires, parfois bicolore blanc et orange, poil de couleur «loup» «assez fréquent»
GroupeChien de chasse · Chiens de chasse de grande taille (FCI n° 24, groupe 6)
OriginePoitou, France
Groupe FCI6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 24

Caractéristiques des races

Convivialité

Affectueux avec la famille
Adapté aux enfants
S'entend bien avec les autres chiens
Ouverture aux inconnus

À noter

Niveau de perte de poils
Soins
Santé générale
Baver

À retenir

Facilité d'entraînement
Niveau d'énergie
Aboiements
Résolution de problèmes

Le Poitevin en chiffres

Les infos du Poitevin les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.

Prix

Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Les frais courants sont élevés : plus de nourriture, des doses plus fortes chez le vétérinaire et une assurance plus chère.

On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.

Longévité
10 à 12 ans — aucun chiffre spécifique à la race n’a été publié ; estimation basée sur des chiens de chasse français de grande taille comparables, et non sur des données d’enquête
Poids
20,5–30,5 kg — documentation sur la race ; le standard ne précise pas de poids
Taille
Grand · 62–72 cm (mâles), 60–70 cm (femelles)
Perte de poils
Poil court et brillant
Couleurs
Poil court et brillant · tricolore avec une selle noire ou de grandes taches noires, parfois bicolore blanc et orange, poil de couleur «loup» «assez fréquent»

Tempérament

Le standard du Poitevin est curieusement discret sur le sujet : contrairement à presque tous les autres chiens de chasse à l'odorat français de ce catalogue, il ne comporte aucune clause spécifique sur le comportement ou le tempérament, ni aucune mention concernant la voix, alors que japper sur une piste est justement l'essence même d'un chien de meute. Ce qui se rapproche le plus d’une description officielle du caractère se trouve dans la liste des défauts disqualifiants, où « agressif ou trop timide » exclut un chien du ring — présenté uniquement comme quelque chose à éviter, jamais comme un objectif à atteindre. Tout le reste vient des gens qui s’occupent réellement de la race. Les auteurs français spécialisés dans la chasse le décrivent comme persévérant, infatigable et très affectueux ; les sources anglophones sont plus franches sur le revers de la médaille, le décrivant comme plus distant que la plupart des chiens de chasse et comme un chien qui ne s’adapte pas lorsqu’il est séparé des autres chiens. Les deux descriptions correspondent au même animal : chaleureux au sein de sa meute, renfermé en dehors de celle-ci, pas du tout intéressé par l’idée d’être le seul chien de quelqu’un.

Bon à savoir : Standard FCI n° 24 — Groupe 6, Section 1.1 Chiens courants de grande taille, avec épreuve de travail, origine : France. La FCI a reconnu la race de manière définitive le 30 septembre 1963 ; le standard en vigueur a été publié le 17 novembre 1978, et sa langue officielle est le français.

Habitudes et particularités

Reconstruit deux fois à partir de presque rien

La lignée remonte au marquis de Larrye, qui a croisé des Staghounds anglais offerts à la couronne française en 1692 avec des chiens de chasse locaux et a chassé le loup avec le résultat obtenu pendant un siècle — avant de perdre la tête en 1793 pendant la Terreur, et de voir sa meute se disperser avec lui. Deux frères, Émile et Arthur de la Besage, ont rassemblé ce qui restait et ont reconstruit la meute, mais la rage a ravagé leurs propres chenils en 1842, ne laissant qu’une poignée de chiens sur pied. Ces survivants ont été sauvés grâce à un croisement avec du sang de fox-hound anglais, intégré avec suffisamment de soin pour qu’il ait pratiquement disparu de l’apparence du chien en l’espace de trois générations. La Seconde Guerre mondiale a imposé une deuxième fois cette même reconstruction.

Un pied qui porte le nom du métier qu’il exerçait autrefois

Le standard décrit les pattes avant et arrière de la même manière : la « patte de loup », plutôt longue et très résistante — une forme conçue pour parcourir de longues distances à la poursuite des loups à travers le Poitou. Les derniers loups sauvages de France ont été exterminés dans les années 1930, à peu près à la même époque où la race elle-même a failli disparaître une deuxième fois, et le travail du Poitevin s’est tout simplement orienté vers le cerf et le sanglier, chassés de la même manière : à la trace, en meute, au son du cor du chasseur.

Toutes les couleurs sauf deux

Le standard autorise une grande variété : tricolore avec une selle noire, tricolore avec de grandes taches noires, parfois bicolore blanc et orange, et une robe que le standard lui-même qualifie de « assez fréquente » lorsqu’elle est de couleur « loup ». Ce qu’il n’autorise pas, c’est un fanon ou une robe noir et blanc ; l’un comme l’autre constitue un défaut disqualifiant, point barre, peu importe à quel point le reste du chien est conforme.

Conçue pour être légère, pas encombrante

Alors que la première phrase du standard promet « force, élégance et légèreté », le corps du texte l’étaye en détail : une poitrine profonde et étroite, plus profonde que large, de longues côtes, des épaules longues et bien ajustées à la poitrine, et une queue que le standard insiste pour qu’elle reste « fine et lisse », sans les poils plus grossiers et dressés que l’on trouve chez certains chiens de chasse français apparentés près de l’extrémité. Le résultat, selon la clause du standard consacrée à l’allure, c’est un chien qui « galope facilement, bondissant avec légèreté et se faufilant bien à travers les broussailles » — fait pour distancer le terrain sur lequel il chasse, pas juste pour y survivre.

À noter

ExerciceCe chien est conçu pour être le plus rapide des chiens de meute français, avec une poitrine profonde qui lui permet de galoper pendant des heures sans s'essouffler — une promenade en laisse, ça ne compte pas vraiment comme de l'exercice. Il a besoin de parcourir de longues distances tous les jours, idéalement avec d'autres chiens, et la description de l'allure dans le standard, qui dit qu'il « galope facilement… en se frayant bien un chemin à travers les broussailles », décrit une journée de chasse, pas un tour de parc.
ToilettageSon pelage court et brillant ne demande presque aucun entretien : un brossage de temps en temps suffit, et il ne perd que très peu de poils. Ses oreilles sont placées bas et de longueur moyenne, loin des oreilles tombantes exagérées de certains chiens de chasse français apparentés, mais elles méritent tout de même un contrôle régulier.
ÉducationLe Poitevin a été élevé pour répondre au cor d’un chasseur au sein d’une meute, pas pour rester assis avec une seule personne dans un salon, et la littérature sur la race indique clairement qu’il ne s’adapte pas lorsqu’il est séparé des autres chiens. L’appel au rappel et toute forme d’obéissance autonome nécessitent un travail concret, précoce et patient s’il est un jour élevé en dehors d’une meute active — et même dans ce cas, attends-toi à un chien dont le véritable point d’ancrage est la meute, pas la maison.
SantéNi le standard ni la littérature spécialisée ne font état d’une maladie spécifique à la race largement reconnue. Le langage utilisé dans le standard en matière de santé est général — seuls les chiens en bonne santé fonctionnelle et clinique, présentant une conformation typique de la race, doivent être utilisés pour la reproduction — et sa poitrine profonde et étroite comporte le même risque de ballonnement que chez les autres chiens de chasse de grande taille à poitrine profonde. Comme très peu de chiens sont élevés en dehors des meutes de travail, renseigne-toi sur la profondeur du pedigree dès qu’une portée apparaît.

Combien nourrir un Poitevin ? →

Espérance de vie

Cette race a une espérance de vie typique de 10 à 12 ans — aucun chiffre spécifique à la race n’a été publié ; estimation basée sur des chiens de chasse français de grande taille comparables, et non sur des données d’enquête.

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Questions fréquentes

Le Poitevin, c'est la même race que le Grand Anglo-Français Tricolore ?

Non, même si la confusion est compréhensible : ce sont tous les deux des chiens de chasse tricolores français, issus en partie de la lignée du foxhound anglais, et leurs origines remontent toutes deux aux mêmes meutes du XIXe siècle. Le Poitevin correspond au standard FCI n° 24, reconnu en 1963 ; c’est le plus ancien et le plus rare des deux, avec une morphologie plus légère et une variante de robe couleur loup que l’Anglo-Français ne possède pas. Le Grand Anglo-Français Tricolore correspond au standard FCI n° 322, une race distincte reconnue vingt ans plus tard, en 1983, spécialement créée pour ancrer la robe tricolore noir-blanc-feu, avec le sang de foxhound inscrit directement dans son propre standard plutôt que d’être hérité indirectement par un croisement de sauvetage.

Pourquoi le Poitevin ne chasse-t-il plus le loup ?

Parce que son pays en avait plus. Les derniers loups sauvages de France ont été exterminés en l’espace de quelques années autour de 1940, des décennies avant que les loups italiens ne recolonisent les Alpes de leur propre chef dans les années 1990. La raison d’être même du Poitevin a dû s’adapter à cette évolution, et il s’est tourné vers le cerf et le sanglier, chassés de la même manière : en meute, à la piste, au son du cor du chasseur. Ce changement s’est produit presque aux mêmes années où la race elle-même a failli disparaître une deuxième fois, dans la frénésie de croisements qui a suivi la Seconde Guerre mondiale.

Est-ce que je peux avoir un Poitevin comme animal de compagnie, en dehors d'une meute de chasse ?

En pratique, à peine. La race survit presque exclusivement au sein d’une poignée de meutes de chasse françaises, élevées et entretenues par les chasseurs qui les gèrent, et la littérature spécialisée la décrit comme plus distante que la plupart des chiens de chasse et comme un chien qui s’adapte mal une fois séparé des autres chiens — ce n’est pas un chien fait pour une maison calme et un seul maître. Si son apparence t’attire, sache dès le départ qu’un vrai chien de cette race voudra retrouver sa meute.

Est-ce que le Poitevin perd beaucoup de poils ?

Pas grand-chose. Le Poitevin est une race qui perd peu de poils, donc il y a très peu de poils qui traînent dans la maison. Il a quand même besoin d’un toilettage régulier, mais tu n’auras pas à te battre contre des montagnes de poils.

Est-ce que le Poitevin est hypoallergénique ?

Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, mais le Poitevin s’en rapproche plus que la plupart des autres : son pelage qui mue peu libère moins de squames, ces particules qui déclenchent les allergies. Beaucoup de personnes allergiques s’en sortent bien avec cette race, mais passe un peu de temps avec un chien de cette race avant de te lancer.

Est-ce que le Poitevin est facile à dresser ?

Ça peut être un vrai défi. Le Poitevin est intelligent mais indépendant, et préfère prendre ses propres décisions plutôt que de recevoir des ordres. Le dressage par récompense et la patience sont les méthodes les plus efficaces ; attends-toi à ce que l'apprentissage du rappel, en particulier, prenne du temps.

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