Schweizer Niederlaufhund
Quatre robes régionales, un petit chien de chasse suisse, élevé avec des pattes courtes pour qu’il ne puisse jamais s’échapper d’un terrain de chasse clôturé.
Infos essentielles
| Taille | Petite · 35–43 cm (mâles), 33–40 cm (femelles) — tolérance ±2 cm |
| Poids | 15 à 19 kg — estimation ; ni le standard ni la documentation sur la race ne donnent de chiffre |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans — aucune donnée spécifique à la race n’a été trouvée ; caractéristiques typiques d’un petit chien de chasse à l’odorat, pas de données d’enquête |
| Énergie | Haut — conçu pour chasser seul, toute la journée, sur des terrains difficiles |
| Perte de poils | Faible à modéré, selon le type de pelage |
| Pelage | Poil lisse, rugueux ou double et dense, selon la variété · quatre motifs de couleur |
| Groupe | Chien de chasse · Chiens de chasse de petite taille (FCI n° 60, groupe 6) |
| Origine | Suisse |
| Groupe FCI | 6 — Chiens courants et chiens de recherche au sang · FCI 60 |
Caractéristiques des races
Convivialité
À noter
À retenir
Le Schweizer Niederlaufhund en chiffres
Les infos du Schweizer Niederlaufhund les plus recherchées — prix, longévité, poids, perte de poils et couleurs, au même endroit.
Moins courant : prévois une liste d'attente et quelques kilomètres jusqu'à un bon éleveur, ce qui fait grimper le prix. Prévois des frais courants réguliers : alimentation moyenne, soins vétérinaires de routine et assurance.
On ne donne pas de chiffre unique : le vrai prix varie selon l'éleveur, la région, la lignée et les tests de santé — et une adoption coûte une fraction d'une portée d'élevage. Adopter reste presque toujours l'option la moins chère.
Tempérament
La description du comportement figurant dans le standard est la suivante : « Petit chien de chasse passionné, doté d’un excellent flair, agile, infatigable et vif, avec un excellent flair. Confiant sur la piste et chassant avec un cri mélodieux. Il recherche et rabat le gibier avec grande détermination, même sur des terrains difficiles. Il excelle également dans le pistage du gibier blessé. Caractère amical, pas nerveux et jamais agressif. Tempérament : calme à vif. » (« Doté d’un excellent flair » apparaît deux fois dans le texte anglais de la FCI — s’agit-il d’une insistance ou d’une erreur de traduction ? On le cite ici exactement tel qu’il a été publié, sans l’édulcorer.) Si on enlève la répétition, on obtient l’image d’un petit chien de chasse qui suit une piste à l’odeur et au cri, tout seul, sans perdre son sang-froid sur un terrain accidenté, et qui revient à la maison ni nerveux ni agressif. « Du calme à vif » correspond à une véritable fourchette plutôt qu’à un seul état, et la liste des défauts du standard lui-même le confirme dans les deux sens : elle pénalise un « tempérament indécis ou légèrement agressif » comme un défaut et disqualifie l’agressivité pure et simple ou une timidité excessive.
Habitudes et particularités
Quatre cantons, quatre robes
Les noms standard désignent chaque variété en fonction de sa robe : blanc et noir avec des marques feu pour le Bernois, noir avec des marques feu pour le Jura, bleu moucheté avec un manteau noir pour le Lucerne, et blanc avec un manteau rouge-orange pour le Schwyz — ainsi que n’importe quelle combinaison de ces couleurs. En bref : le Bernois est le tricolore avec un fond vraiment blanc, le Jura est le plus foncé et celui qui a l’air le plus massif, le Lucerne paraît gris-bleu de loin à cause de ses mouchetures, et le Schwyz est le seul dont la robe repose sur du orange plutôt que du noir.
Une race créée exprès, pas par hasard
La section « histoire » de sa propre norme explique sans détour pourquoi cette race existe : les cantons suisses ont commencé à clôturer des terrains de chasse plus petits, et le Schweizer Laufhund, un chien de taille moyenne très populaire, courait trop vite et couvrait une zone trop vaste pour ces espaces. Plutôt que de rééduquer ce chien de grande taille, les éleveurs ont sélectionné et croisé des chiens pour obtenir un chien de chasse à l'odorat fin aux pattes plus courtes, adapté à ces nouveaux terrains plus restreints — un rétrécissement délibéré, et non une variante naturelle qui se serait simplement imposée.
Chasse seul, aboie
La description type se résume à deux phrases courtes : « Chien de chasse qui traque le gibier en aboyant. Il chasse en solo. » Un chien qui suit une piste tout seul, en aboyant fort et sans arrêt pour que le chasseur puisse le suivre à l’oreille, voilà toute la description du poste — aucune coordination de meute n’est nécessaire — et la norme lui attribue un aboiement mélodieux, « une grande détermination, même sur un terrain difficile », et un don particulier pour retrouver le gibier blessé.
Une marge de deux centimètres, respectée à la lettre
La hauteur au garrot est fixée entre 35 et 43 cm pour les mâles et entre 33 et 40 cm pour les femelles, avec une tolérance indiquée de ±2 cm — et la clause de disqualification repose exactement sur ce calcul : un mâle mesurant moins de 33 cm ou plus de 45 cm, une femelle mesurant moins de 31 cm ou plus de 42 cm, est d’emblée disqualifié. Ici, la notion de « petit » n’est pas floue ; le standard définit ses propres limites au centimètre près.
À noter
| Exercice | C’est un chien de chasse à l’odorat élevé pour travailler seul toute la journée sur des terrains difficiles, pas un chien qui se contente d’une petite balade en laisse. Donne-lui une vraie distance à parcourir chaque jour avec une piste à suivre : la chasse, le pistage ou de longues balades sans laisse sur un terrain sûr lui conviennent bien mieux qu’un petit tour du quartier. |
| Toilettage | L’entretien du pelage dépend de la texture du poil de ton chien : le poil lisse ne nécessite qu’un brossage occasionnel, le poil dur (rugueux, élastique, avec une légère barbe) a besoin d’une séance hebdomadaire pour éliminer les poils morts, et le sous-poil dense du double pelage perd davantage de poils et demande le plus d’attention. Quel que soit le type de pelage, vérifie régulièrement les oreilles très longues, basses et repliées : elles retiennent l’humidité après une journée passée à courir dans les buissons. |
| Éducation | Cette race est élevée pour chercher et chasser de son propre chef, hors de vue et hors de portée de voix de son maître ; il faut donc travailler le rappel dès son plus jeune âge et le faire de manière régulière — un chien fait pour chasser seul est aussi un chien capable de s’éloigner tout seul. Le standard de la race mentionne un « tempérament indécis ou légèrement vif » comme un défaut, ce qui signifie concrètement qu’une socialisation soignée est tout aussi importante que le travail d’obéissance. |
| Santé | La note finale du standard limite l’élevage aux chiens « fonctionnels et en bonne santé clinique », présentant une conformation typique de la race, et les oreilles basses et très longues méritent un contrôle régulier pour détecter d’éventuelles infections. Ni le standard ni la documentation disponible sur la race ne font état d’une maladie spécifique largement reconnue, mais la population en dehors de la Suisse est si réduite qu’elle en est quasi inexistante ; il vaut donc la peine de se renseigner sur la profondeur du pedigree dès qu’une portée apparaît. |
Espérance de vie
Cette race a une espérance de vie typique de 12 à 14 ans — aucune donnée spécifique à la race n’a été trouvée ; caractéristiques typiques d’un petit chien de chasse à l’odorat, pas de données d’enquête.
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Questions fréquentes
Le Schweizer Niederlaufhund, c'est juste un petit Schweizer Laufhund ?
Très proches, mais élevés et enregistrés comme des races distinctes. Le Schweizer Laufhund (chien de chasse suisse, FCI n° 59) est l’original, plus ancien et de taille moyenne : 49 à 59 cm pour les mâles, 47 à 57 cm pour les femelles, sans aucune tolérance au-dessus ou en dessous de ces mesures. Vers 1900, les chasseurs suisses avaient besoin d’un chien adapté aux terrains de chasse plus petits et récemment clôturés ; les éleveurs ont donc sélectionné et croisé le Laufhund pour obtenir le Niederlaufhund, mesurant 35 à 43 cm et 33 à 40 cm — une classe de taille inférieure, avec son propre standard, FCI n° 60, depuis 1954. Les deux partagent les mêmes quatre variétés de couleur régionales et la même culture nationale de la chasse ; ce qui les différencie, c’est la longueur de leurs pattes et le type de terrain pour lequel chacun est conçu pour travailler.
Comment faire la différence entre les quatre variétés ?
Principalement par la couleur. Le Bernois est blanc avec des taches noires ou une selle noire, marqué de fauve au-dessus des yeux, sur les joues et autour de l’anus — un vrai tricolore. Le Jura est noir avec des marques fauves et peu ou pas de blanc, c’est le plus foncé des quatre. Le Lucerne est le « bleu » : un fin moucheté noir et blanc suffisamment dense pour paraître gris de loin, avec un manteau noir. Le Schwyz est la seule variété qui repose sur l’orange plutôt que sur le noir : blanc avec un manteau rouge-orange. Le standard autorise aussi des combinaisons mixtes de ces quatre motifs, donc tous les chiens ne correspondent pas parfaitement à une seule variété.
En quoi ça diffère des chiens à pattes courtes d'Allemagne et d'Autriche ?
La Suisse, l’Allemagne et l’Autriche ont toutes raccourci les pattes d’un chien de chasse au flair plus grand pour l’adapter à des terrains de chasse plus petits, mais chacune a résolu le problème à sa manière. L’Alpenländische Dachsbracke autrichien (FCI n° 254) est utilisé en laisse par un seul chasseur pour traquer un animal blessé spécifique — Groupe 6, Section 2, les chiens de chasse en laisse — et se décline essentiellement dans une seule palette de couleurs : rouge foncé « cerf » ou noir avec des marques « Vieräugl » fauves. Le Dachsbracke de Westphalie (FCI n° 100) chasse de manière autonome, comme cette race, et appartient à la même section 1.3, mais adopte lui aussi une seule robe nationale : du rouge au jaune avec une selle noire. La Suisse, quant à elle, a conservé l’ensemble du système de couleurs des quatre variétés de sa race parente de grande taille — Bernois, du Jura, de Lucerne et de Schwyz — pour l’intégrer à ce standard aux pattes plus courtes, plutôt que de choisir une seule couleur comme l’ont fait ses voisins.
Est-ce que le Schweizer Niederlaufhund perd beaucoup de poils ?
Modérément. Le Schweizer Niederlaufhund perd pas mal de poils, de façon régulière tout au long de l'année, avec des périodes saisonnières où la perte est plus importante. Un brossage hebdomadaire permet d'éliminer la plupart des poils morts de tes sols et de tes vêtements.
Est-ce que le Schweizer Niederlaufhund est hypoallergénique ?
Pas vraiment. Aucun chien n’est vraiment hypoallergénique, et le pelage du Schweizer Niederlaufhund qui mue libère beaucoup de squames qui déclenchent des allergies. Si quelqu’un chez toi est allergique, ce n’est pas la race la plus facile à vivre — passe d’abord un peu de temps avec un chien de cette race.
Est-ce que le Schweizer Niederlaufhund s'entend bien avec les enfants ?
C'est possible. Le Schweizer Niederlaufhund est assez sociable et peut bien s'entendre avec les enfants dans un foyer adapté, surtout s'il est socialisé dès son plus jeune âge. Surveille-le quand il est avec de jeunes enfants et apprends au chien et à l'enfant à se respecter mutuellement.
Est-ce que le Schweizer Niederlaufhund est facile à dresser ?
Dans la mesure du raisonnable. Le Schweizer Niederlaufhund est capable d’apprendre si tu fais preuve de cohérence et que tu le récompenses, même s’il n’est pas le plus vif d’esprit. Privilégie les séances courtes et positives, et fais preuve de patience pour les bases, comme le rappel.